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Valérie Trierweiler, une Première dame qui assimile les codes

Après des premiers pas tonitruants marqués par un tweet contre Ségolène Royal, l’ex-compagne du président Hollande, Valérie Trierweiler s’est efforcée en un an d’apprivoiser les codes du rôle de “Première dame” qu’aucune règle ne régit, de devenir “plus prudente”, apprenant à supporter les attaques, tout en revendiquant sa liberté.

Les Français l’ont découverte le soir du 6 mai, place de la Bastille, aux côtés de son compagnon François Hollande fraîchement élu président de la république. Valérie Trierweiler venait alors de passer de l’autre côté du miroir. De journaliste politique, elle devenait Première dame de France sous l’oeil des médias. “C’est un peu comme si j’entrais dans mes papiers”, confiait alors cette passionnée d’infos qui devenait aussi la première Première dame de la Ve République non mariée. Huit Français sur dix considéraient alors peu important que François Hollande et elle vivent ensemble sans être mariés, selon un sondage Harris Interactive pour VSD.

Depuis ce mois de mai, Valérie Trierweiler, 48 ans, a fait couler beaucoup d’encre. Elle ne comptait pas être “une potiche”, ambitionnait d'”inventer la fonction” voire d'”inventer une autre expression que celle de Première dame”. “Je pense que ce sera plus facile pour moi à l’Elysée que ça ne l’a été pour Carla Bruni”, avait-elle confié, soulignant que l’épouse de Nicolas Sarkozy “venait d’un monde totalement étranger à celui de la politique et n’en connaissait pas nécessairement les codes”.

Le fait que Valérie Trierweiler conserve son poste de journaliste à Paris-Match, hebdomadaire pour lequel elle écrit depuis 22 ans, avait déjà fait grincer quelques dents mais c’est un simple tweet de moins de 140 signes qui déclencha toutes les passions. “Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé” : le 12 juin, entre les deux tours des législatives, Valérie Trierweiler adresse ce message d’encouragement au dissident PS Olivier Falorni, opposé dans cette bataille électorale à Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande et mère de ses quatre enfants.

En quelques caractères celle qui voulait réinventer le rôle de Première dame venait de faire voler en éclats la réserve traditionnelle observée par les compagnes de chefs d’Etat. L’ensemble de la classe politique, mais aussi Thomas, fils aîné de François Hollande, se sont alors élevés pour lui demander de revenir à plus de discrétion. Un mois après l’élection de François Hollande, 69% des Français (81% chez les sympathisants de gauche) désapprouvent le tweet, selon un sondage Harris Interactive pour Gala. “Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l’ai dit à mes proches pour qu’ils acceptent scrupuleusement ce principe”, avait déclaré le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 14 juillet pour mettre fin à cet imbroglio politico-sentimental malvenu, alors qu’il n’avait cessé durant sa campagne de dénoncer le “mélange des genres” de Nicolas Sarkozy.

Défense de sa vie privée

Valérie Trierweiler avait consacré sa première chronique littéraire après l’élection de François Hollande à une biographie d’Eleanor Roosevelt, épouse de l’ancien président américain Franklin Roosevelt. Après “l’affaire du tweet”, elle avait choisi un roman d’Amanda Sthers intitulé “Rompre le charme”. Quatre mois après, en octobre, alors que seulement 29% des Français ont une bonne opinion de la compagne de François Hollande, selon une étude Harris Interactive pour VSD, celle-ci fait son mea culpa: ce message “était une erreur, je le regrette”.

Ambassadrice de la Fondation Danielle-Mitterrand, colis adressé à Florence Cassez alors emprisonnée au Mexique, rencontre d’associations d’enfants des rues au Congo… Valérie Trierweiler a endossé un peu plus l’habit “traditionnel” de Première dame. Elle n’en défend pas moins sa vie privée, attaquant les magazines people ayant publié des photos d’elle en maillot de bain avec François Hollande ou les auteurs d’une biographie intitulée “La Frondeuse” (Editions du Moment).

A des enfants algérois qui lui demandaient en décembre ce que cela faisait d’être Première dame, Valérie Trierweiler répondait “ça fait très peur au début. On ne sait pas ce qu’il faut faire. Ensuite, on apprend, comme vous à l’école”. “Je suis plus prudente”, déclarait-elle encore en mars sur Canal +.

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