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Valéry MacCarthy, joaillère soprane

Après San Francisco la semaine dernière, la 5e édition de l’exposition “Jewels of France”, organisée par UbiFrance, sera visible dès demain à Beverly Hills. Parmi les créateurs mis en avant figure Valéry MacCarthy, une Franco-Américaine qui a fait de sa passion un métier.

Chez Valéry MacCarthy, tout est une question de dualité. On n’irait pas jusqu’à dire de double personnalité, mais plutôt de deux facettes qui se complètent. New-yorkaise par son père, parisienne par sa mère, la jeune femme de 36 ans s’enrichit de ses deux cultures depuis son plus jeune âge. Sa vie professionnelle est aussi partagée entre l’opéra et le monde de la bijouterie.

“Je jongle entre les deux pays. Je fais plus de musique à New York et plus de bijoux à Paris”, confie-t-elle. Si elle grandit en travaillant sa voix de soprane, elle se souvient tout particulièrement d’un cadeau que sa grand-mère lui avait fait. “Elle m’avait donné des perles et du fil. Quand vous chantez dans un opéra, vous vous retrouvez souvent dans des hôtels à ne rien faire. Alors je dessinais des bijoux pour passer le temps. Les chanteuses me les achetaient.”

Toucher une nouvelle clientèle sur la côte ouest

Adepte des bagues, manchettes et autres bracelets aux formes imposantes, Valéry MacCarthy compare son art à celui d’un architecte, jouant avec les dimensions. “Je pense que les bijoux doivent se voir lorsqu’ils sont portés. Ils sont une partie intégrante d’une personnalité.”

Elle a également fait de sa binationalité sa marque de fabrique. “Je suis très inspirée par l’art décoratif de New York et l’art nouveau à Paris. Je joue autant que possible sur les deux villes”, explique-t-elle. Ses collections se déclinent en version or, un matériau qu’elle accompagne avec des diamants, avec des pierres fines comme des topazes et des apatites, ou en argent, agencé avec du cocobolo, un bois d’Amérique centrale connu pour sa couleur rouge.

Plongée dans Tosca, son prochain opéra, la créatrice franco-américaine prépare également les croquis de sa prochaine collection, dont les pièces seront réalisées par des joalliers français et italiens. “Le fait que je ne sois pas du métier à l’origine me permet, je pense, d’être moins focalisée sur des techniques ou des matériaux en particulier. Je suis assez ouverte sur le fait que d’une collection à l’autre, les choses peuvent changer du tout au tout.”

Habituée à évoluer sur la côte est, elle espère, en participant à la 5e édition de “Jewels of France”, trouver sur les bords du Pacifique une nouvelle clientèle.

Pour en savoir plus :

” Jewels of France “, du 18 au 20 octobre à Jewels by Nasrin Imani, 9777 Wilshire Blvd. , Beverly Hills.

En plus de Valéry MacCarthy, les visiteurs pourront admirer les créations de Damoiselle D., Edéenne, Mathon, Poiray, Pacôma, et Aveva.

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