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Veja, la basket équitable

En 2005, Sébastien Kopp et François-Ghislain Morillon, deux entrepreneurs français, lancent avec Veja la première basket équitable au monde. Trois ans plus tard, la marque s’est imposée dans une vingtaine de pays, adoptée autant pour son esthétique que pour son caractère écologique. Elle investit désormais le marché américain, avec une nouvelle collection, SP’MA, disponible en édition limitée depuis le 13 mars 2009.

À première vue, avec son look aussi rétro que résolument tendance, rien ne la distingue d’une chaussure normale. La Veja (du brésilien « regarde ») est pourtant la pionnière des baskets équitables dans le monde, concept aujourd’hui repris par de grandes marques comme Nike (avec sa ligne « Nike Considered ») ou Adidas (et sa collection « Grün »). Produite au Brésil, à partir de coton bio cultivé dans le Nordeste et de caoutchouc naturel amazonien, cette chaussure éco-responsable est l’œuvre de deux jeunes Français, Sébastien Kopp et François-Gislain Morillon, pas encore 60 ans à eux deux.

Diplômés en management, les deux amis ont d’abord goûté au consulting sur le développement durable auprès des grandes entreprises. Pendant un an, ils ont ainsi étudié les différents projets lancés à travers le monde. « Honnêtement, nous avons été très déçus de ce qui ce faisait », raconte Sébastien Kopp. « Trop de communication, peu de concret. C’est pourquoi nous avons choisi de lancer notre boîte ». Avec 10 000 euros en poche, leur pari n’était pourtant pas gagné. « Mais nous avions les études, le CV, le bagage linguistique, la famille pour nous soutenir… Si nous ne le faisions pas, qui pouvait le faire ? »

Soucieux de conjuguer écologie, commerce équitable et rentabilité économique, leur choix se porte rapidement sur la basket : objet fétiche de la culture pop, celle-ci est en effet source de nombreuses pollutions. Question design, ils s’inspirent des chaussures de volley brésiliennes des années 70. Et font marcher sur place les contacts accumulés au fil des missions : « Nous travaillons là-bas avec plusieurs coopératives, qui emploient une centaine de personnes, rémunérées au-dessus de la moyenne », rassurent-ils.
Cet engagement, s’il permet une plus juste rémunération des travailleurs locaux, implique naturellement des coûts de production plus élevés. « Une basket normale, fabriquée en Chine, revient à environ deux dollars. La Veja, elle, en coûte vingt », explique Sébastien Kopp. « Mais nous parvenons à les vendre au même prix en ne payant aucune publicité ». À la place, Veja s’appuie sur un réseau de distributeurs indépendants, triés sur le volet, et sur un bouche-à-oreille efficace. Preuve de sa réussite, l’entreprise vendait fin 2008 près de 70 000 paires de baskets par an, trois ans seulement après sa création. Véritable phénomène de mode auprès des  « alterconsommateurs », elle est régulièrement mise en avant par des personnalités telles que Guillaume Canet ou Marion Cotillard.

Reste désormais à assurer le développement à l’international. Présente dans une vingtaine de pays, la marque ne s’est implantée que très récemment aux États-Unis. Ses chaussures ne sont d’ailleurs disponibles pour l’instant que dans quelques concept stores de New York, Los Angeles et Pittsburgh. « Nous avons été contactés par de nombreuses boutiques haut de gamme, comme Theory, mais nous avons dû refuser », plaide Sébastien Kopp. « Il nous aurait été impossible de fournir la demande. Nous préférons poursuivre notre développement à notre rythme. » Quant aux acheteurs impatients, ils pourront toujours se fournir sur Internet. 

Pour retrouver les magasins qui distribuent la Veja sur www.veja.fr

Retrouvez le blog de veja, r/site/category/videos/” target=”_blank”>http://blog.veja.fr

 

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