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Vincent Collet : « Je veux Noah et Pietrus »

Programme chargé pour Vincent Collet, l’entraîneur de Villeurbanne-Lyon, qui va disputer le match d’appui de demi-finales contre Nancy en championnat de France . Également sélectionneur de l’équipe nationale, il doit annoncer prochainement la composition du groupe qui essaiera d’assurer sa qualification pour le championnat d’Europe en septembre et surveille la finale NBA où Mickael Pietrus, avec Orlando, affronte Les Lakers de Los Angeles pour une série de quatre rencontres minimum. Mais ni sa présence ni celle de Joachim Noah, aux côtés de Tony Parker, ne sont acquises sur la liste des sélectionnés. Les priorités de l’équipe de France n’étant pas toujours celle des clubs américains.



Vous avez fait signer une charte d’engagement à 29 joueurs préselectionnés pour le groupe France qui jouera cet été
pour la qualification au championnat d’Europe. Quelle est sa portée ?

Cette charte est plus un engagement moral qu’une obligation car les joueurs évoluant en NBA notamment ne sont pas tenus de répondre aux sollicitations de l’équipe nationale. Cet engagement a surtout une signification à long terme avec la qualification pour les Jeux Olympiques, que les Bleus ont ratée à Athènes et à Pékin.

Pourquoi les résultats de l’équipe de France de basket ne sont-ils pas à la hauteur de la réputation des joueurs alignés, notamment ceux qui évoluent en NBA ?

Tout d’abord, il faut savoir que parmi les onze joueurs du championnat américain qui ont signé la charte, peu ont un vrai temps de jeu avec leur équipe. Cela relativise les choses.

Pour les autres, il n’est pas

évident que leur franchise les laisse évoluer avec l’équipe de France. Par exemple, dans le cas de Joachim Noah, nous sommes encore en négociation avec les Bulls de Chicago qui voudraient lui faire suivre un programme de développement physique. La campagne estivale pour la qualification au championat d’Europe est longue, même si j’ai réduit un maximum la phase de préparation à trois semaines. Mais le stage démarre le 12 juillet, les qualifications ont lieu en août et le championnat du 7 au 20 septembre. Tous les clubs américains ne sont pas d’accord pour mettre leurs joueurs à disposition pour une si longue période. Tony Parker, lui, a assez d’expérience pour imposer son choix.

Vous êtes optimiste pour ce championnat d’Europe ?

Les qualifications seront très difficiles car on devra battre l’équipe d’Italie qui, elle, a déjà commencé son stage. Mais si on survit à ça, on pourrait très bien terminer en boulet de canon.

À part Tony Parker, sur quels joueurs de la NBA comptez-vous en particulier ?

Nous manquons de pivot dominant dans le groupe. Joachim Noah est très grand et il a beaucoup progressé cette année parce qu’il a joué plus et a pu s’exprimer sur le terrain. Il a également cette formidable énergie qui est importante même s’il doit encore évoluer dans certains secteurs, au niveau du tir par exemple.
Nicolas Batum, est aussi un joueur sur lequel je compte, d’abord parce que je le connais bien (ndlr, il a été son entraîneur au Mans de 2005 à 2008). Je sais qu’il peut se fondre dans le collectif et véhiculer les principes que je veux mettre en place dans le groupe France.

Vous êtes surpris par la performance de Mickaël Pietrus avec son équipe de Orlando ?

C’est une surprise mais on savait qu’il avait le potentiel. C’est un athlète exceptionnel, un des meilleurs défenseurs qui peut, de surcroît, tirer de loin. Il a été échangé cette saison pour une équipe ambitieuse, Orlando, bien organisée, contrairement à Miami où il y avait pas trop de joueurs à son poste. Malheureusement, il ne pourra peut-être pas être présent en équipe de France car sa blessure au poignet (ndlr, survenue fin décembre) risque de nécessiter soit du repos, soit une nouvelle opération après les matches de finale. Mais je l’ai vu jouer… son poignet à l’air de tenir, donc il sera peut-être disponible…
C’est clair : Je veux Noah et Pietrus ! Je souhaite qu’ils viennent…

Pour

en revenir à Tony Parker… Vous êtes le sélectionneur de l’équipe de France et l’entraîneur de l’équipe de l’ASVEL dont il est un actionnaire minoritaire. C’est une situation facile à gérer ?

N’importe quel sélectionneur, moi ou un autre, doit prendre en compte la parole de Tony Parker, qui est l’emblème du basket français. On sent sa motivation à fleur de peau parce qu’il a tout prouvé mais il lui manque un titre avec l’équipe nationale.

 

 

 

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