Subscribe

Vincent Defrasne désigné porte-drapeau de la délégation française aux JO 2010

Le biathlète Vincent Defrasne, champion olympique en 2006, a été désigné porte-drapeau de la délégation française pour les jeux Olympiques 2010 à Vancouver (12-28 février), mardi à Paris.

Premier médaillé d’or de l’histoire du biathlon français, Defrasne, 32 ans, a été préféré à Mathieu Bozzetto (snowboard), Ophélie David (ski-cross), Sandrine Bailly (biathlon) et Vincent Vittoz (ski de fond).

Le natif de Pontarlier succède au pilote de bobsleigh Bruno Mingeon (Turin 2006), à la biathlète Anne Briand (Lillehammer 1994), au patineur Philippe Candeloro (Nagano 1998) et à la skieuse Carole Montillet (Salt Lake City 2002).

Le porte-drapeau 2010 ne pouvait être qu’un athlète licencié à la Fédération française de ski selon le principe d’alternance avec la Fédération des sports de glace.

Defrasne, médaillé d’or en poursuite et de bronze en relais aux JO-2006 à Turin, a été propulsé leader de l’équipe de France de biathlon – plus grand fourvoyeur de médailles aux derniers Jeux – après la retraite de l’octuple champion du monde Raphaël Poirée.

Defrasne, surnommé “la crevette” en raison de son petit gabarit, participera à ses troisièmes et derniers JO.

Le triple médaillé olympique, sous contrat avec l’armée de terre, aborde le grand rendez-vous après deux saisons décevantes et rêve d’un titre olympique inédit en relais. L’équipe de France de biathlon n’a glané que deux médailles aux Jeux dans l’érepuve collective, toutes deux en bronze. C’était en 2002 et 2006 avec Vincent Defrasne dans le groupe.

Un peu moins de quatre ans après sa médaille d’or le 16 février 2006, Defrasne, 32 ans, va vivre à Vancouver une autre grosse émotion olympique en portant le drapeau tricolore lors de la cérémonie d’ouverture.

“Cela serait un honneur et une fierté d’être choisi, les JO, c’est quelque chose de très précieux pour moi, mais ce n’est pas pour cela que je vais me prendre pour le roi de l’équipe de France”, avait-il prévenu quelques jours auparavant, fidèle à son image.

Même son titre olympique remporté avec panache en attaquant le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen ne l’a pas changé: “Vincent, c’est l’humilité, le sérieux, la passion toujours intacte”, admire Jean-Paul Ghiaccino, l’entraîneur de tir des Bleus à Turin, en charge depuis de l’équipe féminine.

“Il n’a pas le palmarès d’un Raphaël Poirée, mais il a rempli sa carrière d’une autre manière avec ses valeurs, son charisme et son discours”, renchérit Christian Dumont, le patron des équipes de France.

Comme beaucoup de biathlètes, Defrasne a débuté par le ski de fond à trois ans sur les plateaux du Haut-Doubs autour de Pontarlier où une piste de ski de fond porte, depuis 2008, son nom.

C’est en section sport-études qu’il se tourne vers le biathlon. Il se distingue rapidement grâce à son calme derrière la carabine et son petit gabarit (1,74 m pour 63 kg) qui lui vaut encore le surnom de “crevette”.

Defrasne fait ses débuts en équipe de France en 2000 et remporte l’année suivante deux titres européens en individuel et le titre mondial en relais.

En 2002, il participe à ses premiers JO à Salt Lake City (Etats-Unis) et décroche le bronze en relais dans un quatuor emmené par Raphaël Poirée, biathlète français le plus titré de l’histoire.

Dans le sillage de Poirée, écorché vif et perfectionniste, Defrasne s’installe progressivement dans le gotha mondial jusqu’à sa première victoire en Coupe du monde en janvier 2006, quelques semaines avant son titre olympique et une nouvelle 3e place en relais.

Depuis Turin, “Vino” a réalisé quelques coups d’éclat, comme sa médaille de bronze dans la poursuite des Mondiaux-2007 et son globe de cristal du 20 km en 2008.

Il a aussi connu quelques désillusions avec l’hiver dernier un gros coup de fatigue aussi bien physique que moral, alors que le niveau international s’est incroyablement resserré depuis Turin.

Pour ces troisièmes et derniers JO, Defrasne, amateur de musique et de skateboard, assure avoir retrouvé l’enthousiasme de Turin, notamment grâce au relais où la France peut prétendre au podium.

“Je suis heureux, je suis impatient d’être à Vancouver”, sourit-il. Il pourra ensuite “après peut-être quelques saisons encore, peut-être moins” se consacrer pleinement à Catherine, son épouse médecin, et leurs deux fils Ulysse et Louison.

 

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related

  • JO-2010 : la France entre ambition et prudenceJO-2010 : la France entre ambition et prudence L'équipe de France olympique aborde les jeux Olympiques de Vancouver (12-28 février) partagée entre l'ambition de conquérir de nombreuses médailles, notamment en ski alpin, biathlon et […] Posted in Opinion
  • JO-2010: La France s’illustre en biathlonJO-2010: La France s’illustre en biathlon Le biathlon a rapporté mardi la 6e médaille française, sur dix au total, aux jeux Olympiques de Vancouver, grâce au relais féminin, tandis que Marion Josserand en skicross a ajouté une […] Posted in Opinion