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Vol AF 447 : recherche des boîtes noires concentrée dans un rayon de 70 km

Les opérations de recherche des boîtes noires de l’Airbus d’Air France qui s’est abîmé dans l’Atlantique il y a onze jours se concentrent dans un rayon de 70 km, à 1.350 km au large des côtes de Recife (nord-est du Brésil), a annoncé vendredi un porte-parole militaire. Pour voir la liste des victimes, cliquez ici.

“On ne connaît pas l’endroit exact de la chute de l’Airbus mais une zone a été délimitée”, a déclaré le général de l’armée de l’air Ramon Cardoso, au cours de son point de presse bi-quotidien à Recife.

“Cet endroit probable est situé dans une zone de 70 km de rayon” à partir de la dernière position de l’avion envoyée par message automatique à 02H00 GMT. “C’est là, à 850 km au nord-est de l’archipel de Fernando de Noronha et à 1.350 km de Recife, que les navires français ont commencé leur travail avec des sonars” pour tenter de localiser les boîtes noires, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la Marine brésilienne, le vice-amiral Edson Lawrence, a indiqué de son côté que, dans cette zone, la profondeur de l’océan pouvait atteindre 3.500 m.

Outre “le sous-marin nucléaire français Emeraude arrivé mercredi dans la zone (…), trois autres navires français sont également sur place actuellement : la frégate Ventôse, le navire Mistral, et le navire de recherche Pourquoi pas”, a-t-il dit.

Les trente-sept premiers débris de l’Airbus recueillis en mer, dont la dérive et la pointe de l’une des ailes, se trouvaient vendredi “dans un hangar de l’aéroport de Recife à la disposition du Bureau d’enquête et d’analyses” (BEA, organisme officiel français chargé de l’enquête technique), a dit le général Cardoso.

“Un expert du BEA est attendu le (dimanche) 14 juin à Recife. Ce n’est que lui qui peut décider de ce qui sera fait de ces débris, si une analyse technique initiale est faite à Recife ou s’il les rapporte en France”, a expliqué le général.

Le général Cardoso a répété que les recherches continueraient au moins jusqu’au 19 juin.

“A partir du 17, nous ferons des réunions tous les deux jours pour évaluer la (nécessité ou non d’une) poursuite des recherches” au-delà du 19 juin, a-t-il dit en précisant que toute la logistique a été planifiée jusqu’à cette date.

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