Subscribe

Walls and Bridges : trois religions en forme de fugue

Des artistes de confession chrétienne, juive et musulmane se sont unis le temps d’une performance au festival « Walls and Bridges », vendredi 28 janvier. Sous la coupole de la New York public Library, les 200 spectateurs ont pu s’imprégner d’une atmosphère festive de paix et de communion entre les fois.

« Le seul pont possible entre les religions est la culture », a déclaré l’écrivain iranien Reza Aslan lors du discours inaugural de la soirée « Trois religions pour une fugue », vendredi 28 janvier. Fort de ce sentiment, et afin de rassembler les trois grandes religions juive, chrétienne et musulmane devant les 200 spectateurs présents à la New York public Library, des artistes de différentes confessions se sont succédé sur scène.

Girls in trouble“, un groupe folk de Brooklyn, a ouvert la soirée sous le signe du judaïsme et de ses femmes en difficulté comme Miriam, Tamar ou Ruth. Une vidéoprojection de la vidéaste et photographe iranienne Shirin Neshat a plongé la salle dans un état de profonde méditation pour les uns, de quasi transe pour les autres, grâce à des chants traditionnels perses. En ces temps de profonds changements en Egypte, Reza Aslan a lu une nouvelle, The Aorta, de l’Egyptien Youssef Idriss. Durant la demi-heure de lecture, le temps était comme arrêté, la salle recueillie se nourrissant des mots qui racontent la cruelle indifférence des humains.

Le dramaturge Dan Fishback a ensuite énuméré avec humour les raisons pour lesquelles il était bon d’être Juif avec, parmi elles, le fait de savoir avant tous les autres enfants que le Père Noël n’existe pas. Puis la voix du christianisme a enveloppé la salle avec les chants grégoriens de Damien Poisblaud. Le pari osé de cette mélodie pure et dépouillée, entrecoupée de passages lus de la Bible a lui aussi conquis le public. Pour finir la soirée sur une note d’espoir, le rockeur et activiste pakistanais Salman Ahmad a transporté la salle, qui frappait dans ses mains et répétait les paroles du chanteur, en arabe. Un pont imprévu s’est bâti sous les yeux du public, lorsque Damien Poisblaud et Alicia Jo Rabins de “Girls in trouble” l’ont rejoint sur scène.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related