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Washington tente de convaincre l’opposition syrienne de participer à une réunion à Rome

La diplomatie américaine tentait dimanche de convaincre l’opposition syrienne de ne pas boycotter une réunion internationale programmée à Rome le 28 février en présence du secrétaire d’Etat américain John Kerry, a indiqué un haut responsable de l’administration américaine.

Le chef de la Coalition de l’opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, avait annoncé samedi la suspension de la participation de l’opposition à cette réunion des Amis du peuple syrien avec onze pays, prévue à Rome jeudi, pour dénoncer le “silence international sur les crimes” commis par le régime de Damas, au lendemain de tirs meurtriers de missiles contre Alep.

“Nous essayons d’insister, et nos alliés et partenaires insistent également auprès d’eux, sur l’occasion qui leur est offerte à Rome de voir les pays qui les soutiennent le plus et de venir nous présenter la situation sur le terrain en termes sécuritaires, humanitaires, politiques et économiques”, a argumenté le responsable américain dans l’avion qui emmenait M. Kerry de Washington à Londres, première étape d’une tournée en Europe et dans des pays arabes. “C’est aussi une occasion pour eux de rencontrer notre nouveau secrétaire d’Etat et de lui parler directement”, a fait valoir ce responsable américain.

L’ancien ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, doit se rendre dimanche soir au Caire pour tenter de convaincre les dirigeants de la Coalition de l’opposition syrienne, a-t-il ajouté. Mais il a reconnu qu’il existait au sein de l’opposition syrienne, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, des “discussions en interne sur l’intérêt de se rendre à des conférences internationales”.

M. Khatib avait affirmé samedi que le retrait de l’opposition des réunions internationales était “un message de protestation adressé à tous les gouvernements du monde qui voient comment le peuple syrien est en train d’être tué et ne font que regarder”. Aucune issue n’est en vue dans le conflit en Syrie, qui a fait selon l’ONU plus de 70 000 morts en près de deux ans.

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