Subscribe

Yes Tony Jazz can !

À 26 ans, Tony Jazz a un rêve, rencontrer Barack Obama, celui qu’il a vu partir de loin et qui est monté haut, très haut ! Pour lui, le président américain est un exemple de réussite, d’espoir et de courage. Issu du 9-3, Tony Jazz est aujourd’hui producteur et à la tête d’une puissante agence de communication et de marketing spécialisée dans le design musical. Zoom sur l’ascension d’un self-made man inspiré…

Pouvez-vous nous parler de vous, de votre parcours ?

J’ai étudié la musique au conservatoire puis le droit international en Europe où j’ai voyagé dans plusieurs pays. J’ai ensuite vécu à Toronto, à Montréal et à New York où je produisais de la musique pour différents artistes et où j’ai travaillé pour Universal et Sony. Aujourd’hui, je vis entre la France et les États-Unis et je fais vivre ma société entre ces deux pays. J’ai créé ma propre agence de communication et de marketing qui est spécialisée dans le design musical destiné aux entreprises (site Web, audit de marketing, communication…) Je me déplace régulièrement aux États-Unis car 70 % de mes clients sont américains.

D’où vous vient cette passion pour Barack Obama ?

Pendant les trois ans où je vivais à Montréal, j’ai suivi les débuts d’Obama. En 2006, j’ai commencé à entendre parler de lui, puis il a commencé à devenir très important. Je regardais à la télé des débats où je trouvais son discours pertinent, intéressant, novateur avec une touche d’espoir. Je me suis dit « c’est formidable ! On a la possibilité d’avoir un premier président intéressant et noir. » Je ne pouvais pas voter pour lui, mais j’ai voulu participer à ma façon à son élection et à le pousser dans son challenge qui était de devenir président. J’ai créé une musique autour d’un clip le soir où il a été élu, en reprenant des bribes de son discours. Ma musique a été mon vote. J’ai voulu prêcher la bonne parole de Barack Obama. Ce clip était beaucoup plus une façon de faire connaître Barack Obama que de me faire connaître. Le clip a fait un buzz sur Dailymotion et YouTube avec en tout plus d’un million de vues.

En quoi le président Barack Obama vous a t-il inspiré ?

Dans la culture française, on a tendance à nous montrer nos limites alors qu’aux États-Unis, on nous encourage à faire toujours plus. Barack Obama m’a inspiré en me montrant que j’étais capable de faire beaucoup plus de choses. Il a été l’élément déclencheur qui m’a aidé à monter ma société de marketing en plus d’être producteur.

Comment avez-vous vécu les élections de 2008 ?

Avec un grand stress. J’étais à Paris la nuit du 23 novembre 2008 et j’ai suivi les élections, enfermé, à regarder CNN. C’étais une joie immense de découvrir au matin qu’il avait été élu. J’ai fêté cette victoire avec des amis français, c’était énorme pour moi.

Vous venez du 9-3, comment a été perçue la venue à Bondy de Charles Rivkin, l’ambassadeur des États-Unis en France ?

La venue de Monsieur Rivkin à Bondy a déclenché chez certains jeunes de véritables passions. Certains se sont intéressés à la politique américaine, d’autres ont monté des mouvements à Bondy ou ont quitté le 93 pour aller vivre aux États-Unis. Monsieur Rivkin a réalisé le rêve des jeunes de Bondy en amenant Samuel L. Jackson dans la commune de Seine-Saint-Denis en avril dernier. Cet acteur s’est battu comme un homme pour réaliser son rêve de devenir acteur. Il est un exemple pour beaucoup de jeunes. Aucune célébrité ou personnalité politique n’a fait ça pour des cités avant Monsieur Rivkin. Ainsi Bondy est devenue une référence du 9-3. On ne voit plus Bondy comme une cité violente mais comme un nid d’espoir, une niche de talents. Cela a eu une répercussion énorme sur les jeunes de Bondy. Le 24 juin, j’ai rencontré Monsieur Rivkin, l’ambassadeur des États-Unis en France, dans son bureau à Paris dans le but de rencontrer Barack Obama.

Vous rêvez de rencontrer Barack Obama, pourquoi ?

Parce que c’est un rêve ultime. La rencontre avec Barack Obama me permettrait de boucler la boucle. Je l’ai vu partir de très loin, je viens moi-même de très loin, d’une pauvre cité du 93 et j’ai terminé chef d’entreprise. C’est un peu grâce à lui.

Si vous le rencontriez, qu’est-ce que vous lui diriez ?

Merci. Tout simplement merci. Je serais très impressionné car c’est un président, quelqu’un qui a accompli beaucoup de choses, qui s’est battu comme un lion. Il ne le sait pas, mais c’est grâce à lui si je suis là, si j’ai habité dans tous ces pays, si ma société est viable et fonctionne aujourd’hui, si j’ai eu autant de succès grâce à mon clip. Donc merci.

Quels sont vos projets ?

Mon premier projet est que mon agence de communication, On Air Agency, soit de plus en plus importante, même si je n’ai pas de rêve de grosse fortune. Je souhaite qu’elle fonctionne très bien en France et j’ai espoir d’ouvrir un plus grand bureau à Washington. Pour moi ce serait un accomplissement.

Retrouvez Tony Jazz :

MySpace : http://www.myspace.com/tonyjazz

On Air Agency : http://www.onairagency.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related