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Enseignement bilingue : Hélène Conway-Mouret souhaite le soutien des entreprises

En déplacement à l’école PS 58 de Brooklyn vendredi 22 mars, la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger Hélène Conway-Mouret a affirmé son soutien aux programmes bilingues, sans pour autant s’engager sur les aides de l’Etat.

Une fois n’est pas coutume : pour la première fois, un ministre français en déplacement à New York ne s’est pas contenté de visiter le Lycée Français. Sous l’impulsion de Fabrice Jaumont, attaché à l’éducation de l’ambassade de France, la ministre chargée des Français de l’étranger Hélène Conway-Mouret s’est rendue dans le quartier de Carroll Gardens pour visiter l’école PS 58, premier établissement à New York à proposer un programme bilingue anglais-français.

Accompagnée d’élus AFE de tous bords comme Christiane Ciccone (gauche), Damien Regnard (droite) et Richard Ortoli (centre), Hélène Conway-Mouret a constaté le “bienfait” de cet enseignement pour les enfants français et américains. “Cet apprentissage qui prend le meilleur de l’éducation à la française et de l’éducation américaine serait à présenter dans toutes les écoles”, a ainsi promu la ministre.

Le financement en question

Présente, Marie Bouteillon, enseignante et coordinatrice des programmes bilingues de l’école s’est dite ravie que l’Etat français s’intéresse enfin à ces classes bilingues. “On ne le sait pas toujours mais les avantages de l’enseignement bilingue pour les élèves sont incroyables. Ils apportent une rigueur très spécifique à l’éducation française mais aussi l’ouverture d’esprit et la capacité d’autonomie propres au système américain”.

A l’origine de la création du premier programme bilingue à New York, Marie Bouteillon a rappelé l’importance de l’aide de l’ambassade de France aux Etats-Unis dans la réussite du programme. Une manière indirecte d’interpeller la ministre sur la nécessité d’une aide de l’Etat pour les programmes bilingues.

Interrogée sur l’aide du financement de ces programmes, la ministre est restée très évasive. “Mon rôle est de m’occuper du rayonnement du français. Ces classes y participent grandement. C’est pourquoi je tenais à venir. Avant de parler argent, je suis venue ici pour observer, voir ce qui se fait”. La ministre a néanmoins assuré qu’elle avait engagé une grande réflexion il y a trois mois sur les différentes possibilités d’aide aux programmes bilingues des écoles publiques.

“Il faut que l’aide soit tripartite, a-t-elle poursuivi. L’Etat, les parents et le privé doivent s’engager car c’est dans leur intérêt à tous. C’est pourquoi j’ai convoqué de grandes entreprises comme Areva, Total et Carrefour pour réfléchir avec elles sur leur possible implication dans la création d’écoles françaises. Nous n’en sommes qu’au début de la réflexion”.

Pas d’annonce concrète donc, mais une reconnaissance des programmes bilingues comme alternative aux Lycées Français. Une avancée minime mais nécessaire.

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