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Entre les doigts de Stéphane Wrembel renaît Django Reinhart

Stéphane Wrembel, musicien de jazz manouche est un passionné de Django Reinhart, dont il interprète le répertoire à Brooklyn, dimanche 25 juillet au Barbès, et les jeudis soir au Bar-Tabac. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir l’œuvre de ce monstre sacré..

Il a des faux airs de corsaire… Stéphane Wrembel est pourtant doux comme un agneau. D’ailleurs son franc sourire inspire confiance. Ce musicien joue, comme tous les jeudis soir, au Bar-Tabac de Brooklyn. Il y interprète en duo les musiques de Django Reinhart. Lors de ses concerts new-yorkais, il reprend toujours ce répertoire. Il aime le faire découvrir : « Quand je suis arrivé ici, il y a 7 ans, personne ne jouait de jazz manouche. » Aujourd’hui New York connaît bien le musicien aux huit doigts (Django ne jouait pas avec tous ses doigts). Stéphane a même co-organisé l’hiver dernier, dans la Grosse Pomme, l’événement « Django à Gogo », festival célébrant le centième anniversaire de la naissance du manouche. Cette passion, tant pour la musique que pour le personnage, remonte à l’adolescence.

Lorsque Stéphane Wrembel écoute pour la première fois « Minor Swing », c’est une révélation. Il commence à travailler la technique à la guitare. Et il passe du temps dans les camps de manouches près de chez lui. Coïncidence, ce Français vient de Fontainebleau où Django avait posé ses bagages quelques années avant sa mort en 1953. Stéphane, lui, ne les a toujours pas posées. Il va et vient, bien que New York reste son port d’attache. Il revendique le nomadisme non pas comme culture mais comme nature. Il avait déjà tout laissé à Boston pour découvrir New York. Il sait que tôt ou tard il repartira vers d’autres horizons. Les habitudes, très peu pour lui. Pas une journée ne se ressemble. Pourtant, à force de jouer du Django, l’ennui pourrait pointer son nez ? « Non! Bien au contraire, il y a tellement de richesses que les notes ne me semblent jamais être les mêmes. » Stéphane Wrembel utilise les bases du jazz manouche pour écrire ses propres compositions. L’une d’elles a d’ailleurs servi de thème pour le film Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen. Stéphane ne s’éloigne pas de son mentor en créant sa musique : « Je ne fais que poursuivre ce qu’il a commencé. »

Informations pratiques :

Stéphane Wrembel joue à Barbès dimanche 25 juillet à partir de 21 h (376 sur la 9e avenue à Brooklyn)

D’autres dates à New York sur sont site internet : http://www.stephanewrembel.com/

Pour écouter ses morceaux : http://www.myspace.com/stephanewrembelofficial



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