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Escale new-yorkaise pour l’expédition scientifique du Tara

Partie en septembre 2009 de Lorient, l’expédition Tara Oceans fait escale cette semaine à New York, amarrée à Battery Park. L’équipée scientifique parcourt les océans de la planète avec pour objectif de recueillir le maximum de données sur le plancton et les écosystèmes marins.

C’est la première observation de cette ampleur sur le sujet. Plus de 145 stations ont déjà permis de collecter des échantillons, qui sont envoyés au fur et à mesure dans un laboratoire à Francfort. Une série d’articles devraient en rendre compte dans des revues spécialisées courant 2012. “Le but premier est de rapporter une parole d’explorateur”, explique Eric Karsenti, co-directeur de l’expédition. “Mais il y a aussi un aspect militant dans l’opération : le réchauffement climatique contribue à la modification des écosystèmes et, même si on peut faire des pronostics, on ne sait pas comment ils vont évoluer”. Il valorise donc le principe de précaution : “pour éviter que la vie devienne insupportable pour l’humain, il ne faut pas trop perturber la nature”.

Pour ce faire, il met en avant l’importance de l’éducation. Ainsi, des projets pédagogiques sont mis en place avec les groupes scolaires, qui peuvent visiter le bateau comme le feront les élèves du lycée français jeudi. En parallèle, l’équipe rencontrera également des membres de l’ONU, qui parraine l’expédition.

Eric Karsenti, qui a passé plusieurs mois à bord, de Buenos Aires à Ushuaïa et de Beyrouth à Port Saïd entre autres, ne repartira pas cette fois avec Tara. Il ne rejoindra la goélette que pour le dernier parcours, des Açores à Lorient.

Le voyage s’achève en effet en France, le 31 mars, après un périple de deux ans et demi. Le directeur confie que ce sera une page difficile à tourner, même s’il restera beaucoup à faire. “On était parti assez vite, après seulement un an et demi de préparation. On n’était pas sûrs d’y arriver, c’était un énorme pari. Stressant, mais fabuleux”. Vincent Hilaire, journaliste permanent à bord, souligne que le Tara Oceans est aussi une aventure humaine : “il y a un mélange de gens improbable sur le bateau et on est embarqués tous ensemble. On crée des liens, une intimité”.

En attendant, tous profitent de l’étape new-yorkaise. “Quand on a vu la skyline, on était surexcités”, raconte Lars Stemmann, scientifique en chef. Dimanche, l’équipage a profité de sa soirée dans la ville. Mais certains, comme l’Italien Daniele Iudicone, ont le mal de terre et c’est une fois le pied au sol que ça commence à tanguer.

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