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Fin de match à New York pour Thierry Henry

En fin de contrat avec les New York Red Bulls, le Français Thierry Henry pourrait jouer samedi à Boston, en finale de conférence contre les New England Revolution, le dernier match de sa carrière. Retour sur le parcours américain du joueur français et sur l’influence qu’il aura exercée sur le développement du soccer aux Etats-Unis.

Red Bull Arena, dimanche 23 novembre. Dernier coup de sifflet du match aller de la finale de conférence entre les New York Red Bulls et les New England Revolution (1-2). Des milliers de fans se bousculent pour photographier Thierry Henry, qui n’oublie pas d’applaudir les supporters venus en très grand nombre voir, peut-être pour la dernière fois, leur idole. “C’est un moment historique pour nous car même si rien n’est sûr, tout laisse à penser que “Titi” quittera le club à la fin de la saison”, affirme Adam Smith, responsable du groupe de supporters Red Army.

Pour ce fan, “ce départ est une page qui se tourne pour le club. Mais on lui doit beaucoup car il en a écrit de très belles avec le maillot des Red Bulls”. A 37 ans et en fin de contrat après quatre saisons et demies sous le maillot des New York Red Bulls, Thierry Henry devrait raccrocher les crampons dans les jours qui viennent. Ce dernier reste évasif sur son avenir. “Je n’ai pas encore pris de décision” répète t-il. La nouvelle stratégie mise en place par les Red Bulls, axée sur le rajeunissement de l’effectif et les doutes sur la capacité du joueur français à enchainer sur une cinquième saison, sont autant de signes qui montrent que la fin de la carrière de footballeur français n’a jamais été aussi proche.

Le passage de Thierry Henry aux Etats-Unis aura été d’un grand impact, à la fois sportivement et économiquement . “En termes de merchandising d’abord, les résultats ont été très intéressants. Avant son arrivée, les moyennes de ventes de maillots des Red Bulls se situaient entre 8 000 et 9 000 par an. Dès sa signature au club, la moyenne est passée à 40 000… seulement pour les maillots floqués à son nom !”, précise Nick Firchau, journaliste pour MLS.com. Les moyennes d’affluence des stades ont également augmenté, passant de 12 000 à 18 000 spectateurs par rencontre. Son arrivée a aussi aidé le club à recruter d’autres joueurs confirmés évoluant en Europe, comme le Mexicain Rafael Marquez et l’Australien Tim Cahill. Même si le palmarès du Français aux Etats-Unis reste maigre avec seulement un “Supporter Shield” (meilleure équipe de la saison régulière 2013-2014), la présence de l’attaquant tricolore a permis au championnat américain de soccer, la MLS, d’attirer l’attention. “Sa présence a aidé au développement de ce sport aux Etats-Unis, c’est certain. Il a quasiment eu le même impact que David Beckham dans la croissance récente du phénomène soccer dans le pays”, estime Grant Wahl, spécialiste football au magazine Sports Illustrated.

Un New-Yorkais comme un autre

Au-delà du projet sportif, Thierry Henry a également toujours assumé être venu aux Etats-Unis pour vivre une expérience humaine unique dans une ville qu’il a toujours aimée. “Cela faisait des années que je réfléchissais à l’idée de venir à New York et dès que l’opportunité s’est présentée, je n’ai pas hésité une seule seconde”, affirme le joueur. Amateur de culture urbaine et du dynamisme de la ville, l’ancien attaquant d’Arsenal s’est toujours senti chez lui à New York. “Je peux me promener partout sans que l’on vienne me demander un autographe ou une photo, ce qui était impossible pour moi à Londres. Ici, je peux prendre mon vélo et aller me balader dans un parc ou bien le long de l’Hudson”, confirme-t-il.

Installé dans un triplex à Soho, Thierry Henry mène malgré tout une vie assez paisible, partageant son temps libre entre les musées de la ville, quelques restaurants et le Madison Square Garden pour assister aux rencontres des New York Knicks. Il n’hésite pas non plus à se déplacer en métro ou en train aux côtés de ses fans pour se rendre au stade des Red Bulls situé à Harrison, dans le New Jersey. “Il se sent très bien dans cette ville, il s’est parfaitement adapté au rythme et à la vie new-yorkaise. Il est devenu un New-Yorkais comme les autres”, affirme même son ami de toujours Ronny Turiaf, basketteur français passé par les New York Knicks durant la saison 2011-2012. Alors que plusieurs rumeurs font état d’un possible retour à Londres afin d’intégrer l’équipe technique d’Arsenal dès la fin de son contrat avec les Red Bulls, le joueur français ne ferme pas la porte à une possible après-carrière new-yorkaise. “On verra bien. Je me sens bien ici, je ne mets de côté aucune possibilité”, confirme t-il.

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