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Fleur Pellerin, nouvelle secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger

Fleur Pellerin, nommée à 40 ans secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et aux Français de l’étranger, est une technocrate pur produit de l’école républicaine, et une étoile montante de la galaxie hollandaise, chargée du numérique ces deux dernières années.

Appréciée pour sa compréhension d’un secteur complexe, décrite comme “à l’écoute”, elle a su séduire avec des initiatives comme les assises de l’entrepreneuriat ou le label French Tech, visant à valoriser l’entrepreneuriat français, en tant que ministre déléguée chargée des PME et de l’Economie numérique. Les entrepreneurs du numérique se sont d’ailleurs mobilisés sur Twitter avant le remaniement autour du hashtag “keepfleur”, en particulier ceux qui avaient lancé le mouvement dit des “pigeons”, pour demander qu’elle reste à son poste.

Cette jeune femme brune, fine, d’origine coréenne – elle est née à Séoul – a débuté sa carrière comme conseillère référendaire à la Cour des comptes. Elle est l’une des rares membres du gouvernement à être issue de la société civile et non de l’appareil du Parti socialiste. Adoptée à l’âge de six mois par un entrepreneur et une femme au foyer, elle passe ses trois premières années dans une HLM de Montreuil, avant d’habiter Versailles. Son parcours scolaire est brillant: bac franco-allemand à 16 ans, entrée à l’Essec à 17 ans, Sciences Po puis l’ENA.

“Je suis physiquement asiatique mais je ne suis pas biculturelle, il n’y a pas plus française que moi”, assure-t-elle lors d’un voyage en Asie. Elle se défend également de représenter les labels “femme”, “jeune”, “diversité”… mais reconnaît que “cocher” toutes ces cases donne plus de “chances de faire partie de l’équipe” gouvernementale. Elevée “dans un milieu de valeurs de gauche”, avec des grands-parents maternels communistes, Mme Pellerin prend sa carte au PS en 2006, pour la primaire interne qui a désigné Ségolène Royal candidate à la présidentielle.

Lors de la campagne de 2007, elle monte une cellule de réponses à la presse spécialisée. En 2002, lors de la campagne de Lionel Jospin, elle faisait partie de l’équipe de rédacteurs travaillant pour le candidat. Dans l’équipe de campagne de François Hollande, elle était responsable de l’économie numérique.

Symbole national en Corée du Sud

Présidente en 2010-2011 du “Club XXIe siècle” (cercle réunissant l’élite des minorités visibles dont la vocation est de promouvoir la diversité), elle a participé aux “Entretiens de l’excellence”, destinés à inciter les collégiens et lycéens de quartiers défavorisés à s’orienter vers des filières d’excellence. Fleur Pellerin n’a jamais été élue. Elle précise même qu’elle a décliné l’invitation à être candidate aux législatives en 2012, refusant “une circonscription ultra-gagnable” à Paris ou Clichy-la-Garenne.

Peu connue du public en France au moment de sa nomination à Bercy en 2012, c’était déjà une star en Corée du Sud où elle faisait la Une des médias locaux qui, depuis, l’ont érigée en symbole national, en tant que première personne d’origine coréenne à accéder à un tel niveau de responsabilités en France. En Corée, “il y a une sorte de culpabilité collective d’avoir fait partir des enfants à l’adoption dans les années 1970. Maintenant, ils essaient de renouer le lien et de voir ce que sont devenus ces enfants”, explique-t-elle.

Sur son passeport, est encore inscrit son prénom initial, Jong-Sook, qui ne veut pas dire “femme parfaite” comme elle l’a longtemps cru. “C’est un prénom un peu démodé qu’on peut traduire par claire, transparente”. A ses heures perdues, Mme Pellerin aime peindre, cuisiner, jouer du piano – “du classique” – et faire du karaoké. Elle est mariée à Laurent Olléon, conseiller d’état. Elle a une fille âgée de 10 ans, Bérénice, issue d’un premier mariage.

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