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Disparition de Bénédicte Pesle, ambassadrice de la danse américaine en France

The New York Times

Dès les années 1950, elle établit un lien entre l’avant-garde artistique américaine et le public européen. La Normande Bénédicte Pesle est décédée à l’âge de 90 ans, le 17 janvier 2018.

Lors d’un voyage à New York en 1953, elle est séduite par l’œuvre du chorégraphe Merce Cunningham. « J’aime rester au courant de ce qui est nouveau et vrai dans notre époque, pour que la culture européenne ne devienne pas un musée de classiques », disait-elle. Aussi, quand la troupe de danseurs américains fut accueillie par des jets d’œufs et de tomates par le public français, elle les encouragea à persévérer. Dans les années 1970, elle défendit également le travail du metteur en scène Robert Wilson.

Bénédicte Pesle refusait de se considérer imprésario, agente ou productrice ; elle se décrivait humblement comme une « secrétaire d’artistes ». Ses anciens collaborateurs la considèrent comme une « géante » opérant en coulisses, entièrement dédiée au travail de ceux qu’elle représentait. En 1971, elle créait l’association Artservice pour promouvoir les artistes américains en France. Son rôle de passeur a accéléré la carrière de musiciens, danseurs et comédiens tels que Richard Foreman, Philip Glass, Trisha Brown, Meredith Monk ou encore Douglas Dunn.

A lire dans le New York Times.

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