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Dominique Strauss-Kahn arrêté dans un avion Air France, au départ de New York

Dominique Strauss-Kahn  a été arrêté quelques minutes avant le décollage d’un vol Air France à destination de Paris, a l’aéroport JFK de New York, et été emmené par des détectives de la police des autorites portuaires de New York et du New Jersey. Selon le New York Times et le New York Post, il est poursuivi pour agression sexuelle sur une employée de l’hotel Sofitel de New York.

Il était 16h45 à l’aéroport JFK de New York, lorsque trois détectives de la police de Port Authority ont fait irruption dans le vol Air France 23 à destination de Paris Charles de Gaulle pour l’arrêter. Dominique Strauss-Khan, le directeur du FMI et possible candidat à la présidentielle de 2012, a été sorti de l’avion et remis a la police de New York, pour être entendu par la Manhattan Special Victims Unit (unite speciale des victimes de la police new yorkaise).

Les détectives enquêtaient sur une attaque sexuelle brutale, dont une femme, employée a l’hôtel Sofitel de New York sur la 44eme rue, dit avoir été victime. Selon le New York Times, les faits se seraient deroulés dans la journée précédant le voyage, Samedi 14 mai.

Selon l’agence américaine Associated press, la femme de chambre aurait pénétré dans la chambre de l’hôtel Sofitel dans le quel séjournait Dominique Strauss-Kahn vers une heure de l’après-midi. Le patron du FMI serait alors « sorti nu de son lit » et aurait tenté de forcer la jeune femme âgé de 32 ans. Elle se serait alors enfuie et aurait prévenu ses collègues de travail, qui ont, eux, contacté la police. Quand les forces de l’ordre sont arrivées sur place, DSK aurait déjà quitté les lieux dans la hâte, laissant son téléphone portable et des effets personnels.

Dans l’immédiat, le FMI n’est pas obligé de prendre une décision et peut fonctionner sans son patron, le temps d’en apprendre plus sur l’affaire. Le premier directeur général adjoint, l’Américain John Lipsky, peut prendre les commandes.

L’institution impose un code de conduite à ses fonctionnaires internationaux qui leur demande de respecter les lois, mais aussi de « suivre les normes les plus élevées de comportement éthique, conforme aux valeurs d’intégrité, d’impartialité et de discrétion ».

Ce code de conduite prévoit le licenciement en cas de « violation grave »

Les extraits du contrat de travail de M. Strauss-Kahn publiés par le FMI lors de sa prise de fonctions en novembre 2007 prévoient, même s’il est démis par le conseil d’administration, une indemnité de départ qui serait aujourd’hui l’équivalent de 60% de son salaire annuel.

Le Fonds a déjà dû gérer une autre situation difficile avec M. Strauss-Kahn. Le directeur général avait eu une relation avec une subordonnée, une économiste hongroise, Piroska Nagy, à Davos (Suisse) en janvier 2008.

Son mari l’avait découvert et en avait fait part à l’institution, qui avait confié une enquête à un cabinet d’avocats de Washington. L’enquête avait conclu que la relation était consentante et n’avait pas suscité de favoritisme.

En octobre 2008, le conseil d’administration du Fonds avait maintenu M. Strauss-Kahn dans ses fonctions, tout en lui reprochant « une grave erreur de jugement ».

L’annonce de la garde à vue de M. Strauss-Kahn survient alors que le FMI traverse actuellement une des phases les plus critiques de son histoire, avec la crise financière endurée par la zone euro.

 

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