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François Baroin assure qu’il n’y a aucune trace d’Eric Woerth dans le dossier Bettencourt

Le ministre du Budget François Baroin a assuré dimanche sur Europe 1 qu’il n’y avait « aucune trace à Bercy d’une quelconque intervention » de son prédécesseur Eric Woerth dans le dossier Liliane Bettencourt.

« Il n’y aucune trace à Bercy d’une quelconque intervention d’Eric Woerth dans ce dossier ou dans d’autres », a affirmé M. Baroin. « C’est un homme qui a beaucoup agi pour lutter contre la fraude fiscale », a-t-il souligné.

« Qui mène les enquêtes, qui poursuit, engage les contrôles ? C’est l’administration fiscale », a expliqué M. Baroin.

« En aucune façon (…), dans une période récente, un ministre du Budget ne peut bloquer un contrôle fiscal, ce serait de la pure folie et il n’a pas la possibilité non plus de dire à l’administration fiscale: je souhaite que vous contrôliez celui-ci ou celui-là », a poursuivi le ministre du Budget.

M. Baroin a indiqué qu’il allait promulguer prochainement une circulaire « qui rappelle ce cadre et explique noir sur blanc qu’un ministre du Budget ne peut pas engager un contrôle et ne peut pas bloquer un contrôle » fiscal. « Comme ça les choses seront claires », a-t-il ajouté.

Le ministre a en revanche refusé de dire si Mme Bettencourt avait fait l’objet d’un contrôle fiscal dans un passé proche, mettant en avant le « secret professionnel » qui entoure « le lien entre n’importe quel contribuable et l’administration fiscale ».

« Les patrimoines de plus de plus de 3 millions – et on peut sans fausse naïveté penser que Mme Bettencourt a un patrimoine supérieur à 3 millions d’euros – sont contrôlés tous les trois ans », a-t-il toutefois rappelé.

Eric Woerth s’est défendu dernièrement d’avoir donné une instruction « de quelque nature que ce soit » pour éviter un contrôle fiscal à l’héritière de L’Oréal, alors que des enregistrements ont révélé que Liliane Bettencourt détenait des comptes non déclarés en Suisse.

Le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a lui-même reconnu, dans un entretien au Figaro samedi, l’existence de deux comptes en Suisse non déclarés d’une valeur totale de 78 millions d’euros.

 

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