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Législatives 2017 : Florent Fernandez (Parti Pirate)

Les samedis 3 et 17 juin prochains, les Français résidant aux Etats-Unis et au Canada éliront leur représentant parmi dix-sept candidats. Florent Fernandez, candidat du Parti Pirate, nous parle de son programme.

France-Amérique : Présentez-vous. Qu’est-ce qui fait de vous le candidat idéal pour représenter les Français d’Amérique du Nord ?

Florent Fernandez : Né en France il y a cinquante-trois ans, je suis installé à Paris depuis 2016. Je travaille comme commercial dans une entreprise de distribution de composants électroniques. J’ai vécu une dizaine d’années en Asie et en Afrique du Nord, deux ans aux Etats-Unis et six ans au Canada. Je détiens avec fierté la nationalité française et canadienne. Le rôle d’un député n’est pas de représenter un groupe de la société française mais de faire en sorte que toute la communauté française puisse s’exprimer dans le cadre institutionnel. Il ne s’agit pas d’être le candidat idéal mais d’être celui qui pourra porter le mieux l’idée d’un renouvellement des pratiques politique.

Les Lycées Français d’Amérique du Nord sont hors de portée pour la plupart des familles expatriées. Quelles mesures proposez-vous pour généraliser les bourses et en faciliter l’accès ?

Il est vrai que les coûts de scolarité au Lycée Français de New York (32 950 euros) n’ont rien de comparable avec ceux de l’Ecole Française de Mananjary à Madagascar (242 euros). Il ne faut pas non plus préjuger des facilités que certains Français connaissent en vivant à l’étranger. Cependant, le Parti Pirate souhaite que l’accès à l’éducation soit garanti pour tous et gratuitement. Il faudra sans doute en passer par des nouvelles homologations de Lycée Français à l’étranger afin de permettre à tous de bénéficier du même niveau d’éducation

Quelles réformes proposez-vous pour faciliter l’accès aux soins pour les Français résidant en Amérique du Nord ?

Modifier le système d’accès à la CMU [Couverture maladie universelle] au retour en France et mutualiser la prise en charge des Français vivant à l’étranger peuvent être, l’un à court terme et l’autre à long terme, deux mesures qui auront un véritable impact sur les Français qui vivent loin du territoire national. Cette question est à la fois sociale, technique et diplomatique. La solidarité doit jouer envers tous les Français quel que soit leur lieu de vie.

Comment comptez-vous améliorer la participation des Français de la première circonscription à la vie politique française, et notamment l’accès au vote ?

En l’état actuel des choses, le Parti Pirate s’oppose à l’usage du vote électronique. Nous préconisons le vote papier avec une mise en place de moyens adéquats et plus largement une refonte du processus démocratique lui-même.

Quelles réformes du statut fiscal des Français de l’étranger prévoyez-vous ?

Comme chacun sait, la question de la fiscalité reste extrêmement complexe. Député, je m’engage à demander sans relâche la réciprocité de l’accord FATCA [Foreign Account Tax Compliance Act] en la matière ou son abrogation. On ne peut pas ignorer non plus les cas particuliers de certains de nos compatriotes. Je pense notamment aux ‘Américains accidentels’. Autant de sujets auxquels le Parti Pirate est particulièrement sensible. Cependant, dans le cadre du bon fonctionnement de ce que nous appelons la ‘démocratie liquide’, il est évident que le sujet de la fiscalité demeure ouvert à débat car il impacte l’ensemble de nos concitoyens, en et hors métropole.

Enfin, quelles mesures proposez-vous pour faciliter le retour en France des expatriés ?

La situation des Français d’Amérique du Nord souhaitant rentrer en France est semblable à celle des Français qui envisagent de revenir dans leur pays d’origine. La solution du guichet unique viendra à l’esprit de tous mes concurrents. J’y ajouterai une idée qui me paraît indispensable pour mener dans les meilleures conditions ce retour, qui ne doit pas ressembler à un nouveau départ : il faut comprendre et analyser le type d’expatriation dont nous parlons afin de répondre à des besoins concrets. Il n’y a rien de commun entre un enfant d’expatrié rentrant faire ses études, un couple venant passer sa retraite en France et un célibataire ayant perdu son emploi.

=> N’hésitez pas à revenir sur cette page. Jusqu’au premier tour, les candidats répondront aux questions de France-Amérique sur des thèmes chers aux expatriés : l’éducation, la santé, la consultation politique, la fiscalité et le retour en France.

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