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« House of Cardin », un documentaire sur les mille vies du couturier

Il a habillé Naomi Campbell, Sharon Stone et les Beatles. Il dessiné l’intérieur d’une célèbre voiture de sport américaine, revêtu le scaphandre de Buzz Aldrin et posé torse nu en couverture de Time. Pierre Cardin le touche-à-tout, qui faisait l’objet l’année dernière d’une remarquable rétrospective au Brooklyn Museum, est maintenant le sujet d’un documentaire américain, House of Cardin, disponible en VOD aux Etats-Unis depuis la fin du mois d’août.

En 1971, le couturier rachetait le vénérable théâtre des Ambassadeurs, un ancien café-concert du quartier des Champs-Elysées, pour y créer un lieu dédié à la culture contemporaine, l’Espace Pierre Cardin (revenu à la ville de Paris en 2016). Y feront leurs débuts français le metteur en scène américain Bob Wilson et le rocker de Detroit Alice Cooper, qui choque alors les esprits bien-pensants avec ses tenues outrancières et l’éternel boa constrictor qu’il porte autour du cou !

« La banalité ne m’intéresse pas : je ne suis pas un homme à accepter les choses qui sont déjà admises », explique Pierre Cardin dans le documentaire que lui consacre le couple de réalisateurs américains P. David Ebersole et Todd Hughes. A 98 ans, le Stakhanov de la mode est encore « dans l’action ». Il inaugurait en juillet dernier la vingtième édition du festival d’art lyrique et de théâtre de Lacoste, qu’il a fondé dans l’ancien château du marquis de Sade, et supervise actuellement la restauration d’une laiterie à Houdan, dans les Yvelines, destinée à accueillir un centre culturel !


Et la mode dans tout ça ? Elle est au cœur du documentaire : à un rythme effréné, faisant se succéder entretiens d’archives et défilés, on passe d’une époque à l’autre comme une mannequin changerait de robe en coulisse. Ici, le couturier fait visiter son musée du 4e arrondissement à un groupe d’étudiants créateurs et leur montre le manteau Plissé Soleil en laine rouge de 1952, son premier succès sur le marché américain ; là, il détaille sa fascination pour « l’ère lunaire » et présente sa collection Cosmocorps aux formes géométriques, lancée cinq ans avant le premier pas sur la Lune.

Au micro des cinéastes se relayent les célébrités : Naomi Campbell, Sharon Stone, la journaliste de Vanity Fair Amy Fine Collins ou encore Laurence Benaïm, biographe d’Yves Saint-Laurent. Jean-Paul Gaultier et Philippe Starck racontent comment Cardin a lancé leur carrière et la diva américaine Dionne Warwick — qui pose dans une robe Cardin en couverture de son album Make Way for Dionne Warwick — applaudit le choix du couturier de faire défiler des mannequins « internationales » dans les années 1960. « Cette diversité était rafraîchissante », témoigne-t-elle. « Il a décidé que c’était ok de faire défiler des Japonaises, des personnes qui me ressemblent et ont la peau brune. » […]


Abonnez-vous à France-Amérique pour lire cet article dans son intégralité dans le numéro d’octobre 2020 de notre magazine !


=> Le documentaire
House of Cardin est disponible en VOD aux Etats-Unis et sortira en France au cinéma le 23 septembre prochain sous le titre Pierre Cardin.

 

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