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En BD, la maternité en France et aux Etats-Unis

Remarquée pour ses illustrations piquantes sur le thème de l’égalité des sexes et de l’éducation des enfants, la dessinatrice féministe française Emma compare les aides à la maternité en France et aux Etats-Unis.

La Française Emma — c’est son nom de plume — est invitée à s’exprimer dans le cadre d’une série d’articles que le Guardian consacre au retard du système américain en termes d’aides à la maternité et de soins néonatals. En France, les femmes ont seize semaines de congé lors desquelles leur indemnité est proportionnelle à leur ancien salaire. Au bout de onze jours, leurs conjoints doivent retourner au travail. Une période trop courte, selon la dessinatrice Emma, pour qu’elles puissent se remettre et se sentir prêtes à assumer leurs nouvelles responsabilités. A cela s’ajoutent les difficultés pour trouver une crèche et le coût élevé des nourrices, qui dissuadent bien souvent les jeunes mères de retourner travailler.

Aux Etats-Unis, la situation est pire. Avec un coût moyen par accouchement de 3 400 dollars pour les familles, c’est le pays du monde où donner la vie coûte le plus cher. Sans compter le manque d’accès aux assurances, qui reproduit les inégalités. Pour l’instant, seuls le New Jersey, Rhode Island et la Californie obligent les entreprises à payer les congés maternité.

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© Emma/The Guardian

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© Emma/The Guardian

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© Emma/The Guardian

  • J’ai eu mes deux enfants et Californie et je n’ai rien payé car nous avions une HMO. Ce n’est donc pas général. Mais la différence est culturelle. Les femmes étant considérées comme égales aux hommes, sans discrimination officielles ne bénéficient d’aucun statut, respect, considération particulière. Beaucoup arrêtent de travailler juste avant pour reprendre vite en culpabilisant la trêve. Être enceinte n’est pas être malade et accoucher et repartir le jour-même est brutal oui… ce n’est pas un pays « tendre » qui n’est pas une culture du lien. Business as usual.

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