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Manger français sans quitter l’Amérique

Il n’y a pas que le fromage et le vin : de la moutarde de Dijon aux macarons en passant par les compotes, l’Orangina ou le magret de canard, il est possible de manger (presque) comme en France sans quitter les Etats-Unis. Petite revue des trésors culinaires que vous pourrez trouver dans une épicerie en bas de chez vous, ou à défaut sur un site de e-commerce.

L’art de bien manger à la française ne se limite pas aux fromages, aux vins et aux grands restaurants. Il est aussi possible, sans quitter les Etats-Unis, de trouver certains aliments made in France, ainsi que plusieurs marques emblématiques de l’alimentaire tricolore. Mais, à la différence de certains produits italiens, comme les pâtes ou le jambon de Parme, les aliments français sont souvent difficiles à trouver dans la grande distribution. « Le mot gourmandise n’a pas d’équivalent en anglais », avance en guise d’explication Estelle Tracy, Française installée en Amérique depuis 18 ans et auteure d’un très utile Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (hélas disponible uniquement en français).

La mission est difficile, mais elle n’est pas impossible. Certains produits « historiques » sont présents dans de nombreux supermarchés à travers tout le pays, comme la moutarde Maille ou les quelques références de biscuits de la marque LU (Petit Ecolier ou Pim’s, par exemple). Dans ces deux cas, cela s’explique par leur appartenance à des géants de l’agroalimentaire : le premier est propriété depuis 1999 de l’anglo-néerlandais Unilever (Ben & Jerry’s, Lipton, etc.), quand le second a été racheté à Danone en 2007 par l’Américain Kraft Foods (rebaptisé depuis Mondelez International). Quant à l’Orangina, boisson gazeuse à l’orange très populaire en France, elle a eu un parcours compliqué : arrivée aux Etats-Unis en 1985, la petite bouteille ronde a été produite sous licence au Canada, en Floride, puis de nouveau au Canada. A la faveur d’un nouveau changement, Orangina devait être relancé en mars 2020 dans quelques grandes villes américaines, mais le confinement dû au Covid-19 est venu retarder l’opération.

Certains groupes agroalimentaires français sont aussi présents aux Etats-Unis. Le plus connu est le géant Danone, qui a américanisé son nom (Dannon), mais aussi la plupart des recettes de ses yaourts, très différents de ceux que l’on peut trouver en France. Le groupe Andros, en revanche, produit des compotes de pommes en Virginie, mais importe de France ses confitures Bonne Maman. Si certains de ces produits figurent dans de grandes enseignes nationales, comme Target, Walmart et Costco, les côtes Est et Ouest sont généralement les mieux approvisionnées, notamment à travers des chaînes locales, comme Wegmans dans le Nord-Est. « Il y a une grande disparité selon les villes », estime Estelle Tracy. « Dans les zones où la population a l’habitude de voyager, elle est plus demandeuse de goûts étrangers et les produits français sont plus faciles à trouver. »

Une chaîne nationale se distingue à travers des produits français qu’elle vend sous sa propre marque : Trader Joe’s. Lancée en Californie en 1967 et propriété du groupe allemand Aldi, l’enseigne compte plus de 500 points de vente dans une quarantaine d’Etats et a toujours été ouverte aux cuisines du monde. Elle fait directement venir de France des brioches, des macarons, de la moutarde, de la pâte feuilletée surgelée et du beurre breton — mais ne communique pas sur les noms des producteurs.

Pour davantage de choix ou si votre marque tricolore préférée est introuvable en supermarché ou épicerie, plusieurs sites se sont spécialisés dans l’importation alimentaire. Loin de l’ogre Amazon, de petites structures comme Simply Gourmand, Le Panier Français ou Yummy Bazaar pour ne citer qu’elles, proposent des centaines de références souvent introuvables ailleurs, comme les fraises Tagada, le sirop Teisseire ou le pâté Henaff. « On connaît nos clients, qui sont aussi bien des Américains amoureux de la France que des Français installés ici », explique Valérie Brunet, qui a fondé Le Panier Français il y a une quinzaine d’années à Chicago avec son mari, Jean-Pierre, expatrié. Le couple, qui a démarré l’importation de produits dans sa maison parce qu’ils étaient « en manque de produits français », a désormais son propre entrepôt et travaille en direct avec une vingtaine de fournisseurs.

Toujours dans le e-commerce, les amateurs de viande peuvent se tourner vers D’Artagnan. Fondée en 1985 par la fille du chef André Daguin, Ariane, l’entreprise a longtemps fourni les grands restaurants et les épiceries fines des côtes Est et Ouest, avant de vendre directement aux consommateurs sur son site. On y trouve des volailles, du bœuf ou du porc, qui sont élevés sur place ou importés de France, mais aussi d’Espagne et, pour l’agneau, de Nouvelle-Zélande. Sans oublier tout ce qu’il faut pour confectionner at home l’un des incontournables de la cuisine française : le cassoulet !


Article publié dans le numéro de juillet 2020 de France-Amérique. S’abonner au magazine.

  • I am a 82 year-old male retired with very limited discretionary funds.

    I have a French ancestry on both sides, lineage, DNA, and close to a thousand years of documented genealogy. Throughout my entire life I have had a great passion to continue to learn and an interest in French history and international affairs. My first language was French as a little boy as my parents spoke French in our home. While working and traveling in over 100 countries I also worked part-time, weekends, and nights for 10 years as a saucier at the Ritz in Montreal to assist in my working in the international market place. However the French don’t recognize me as being French: I proudly state that I am a Franco-American. I have an extensive library in French history, food, wine, and history in general.

    The reason for this long outline is I am soliciting a very very low, senior rate for your magazine.

    R. Beaugrand

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