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Kursk en salles américaines

En salles vendredi, ce film catastrophe produit par Luc Besson avec en vedettes Léa Seydoux, Matthias Schoenaerts et Colin Firth nous fait revivre la tragédie qui a coûté la vie à cent dix-huit marins russes en 2000.

Inspiré de faits réels, le film est basé sur le livre d’enquête Sauvez le Kursk ! (A Time to Die: The Kursk Disaster) du journaliste d’investigation britannique Robert Moore, spécialiste de l’Union soviétique. Le 12août 2000 en mer de Barents, au nord de la Norvège, le sous-marin nucléaire Kursk s’apprête à lancer une torpille d’entraînement dans le cadre d’un exercice visant à démontrer la puissance de la flotte russe. Mais un problème technique déclenche l’explosion de la torpille alors qu’elle est encore dans la salle des munitions. Cette explosion entraîne la quasi destruction du navire. Sur les 118 officiers, 23 survivants parviennent à se réfugier à l’arrière du submersible endommagé. Pendant cinq jours, pris au piège, ils attendent la venue des secours, tandis qu’à terre, leurs familles luttent désespérément contre les blocages bureaucratiques des autorités russes, qui refuseront longtemps toute aide étrangère, compromettant l’espoir de les sauver.

Le réalisateur danois Thomas Vinterberg signe un film catastrophe, à mille lieux de Festen qui lui avait valu le Prix du Jury à Cannes en 1998. On regrettera que le script ne s’attarde pas davantage sur les faits (le personnage de Vladimir Poutine aurait été supprimé du script peu avant le tournage et son nom n’est jamais évoqué), préférant se concentrer sur les opérations de sauvetage plutôt que sur les enjeux politiques de l’affaire.

Mais l’intrigue tient la route et nous fait revivre, étape par étape, le calvaire de ces marins et de leurs proches, menés par l’acteur belge Matthias Schoenaerts dans le rôle du marin Mikhail Kalekov et Léa Seydoux dans celui de Tanya, sa femme enceinte. Le Britannique Colin Firth (oscarisé pour son rôle dans Le Discours d’un roi en 2011) interprète quant à lui le commandant David Russell de la Royal Navy. Les scènes à bord du sous-marin, tournées dans les ports de Brest, de Toulon et à l’intérieur du sous-marin français Le Redoutable à Cherbourg, constituent l’une des réussites du film. Portées par la musique du compositeur français Alexandre Desplat, ces séquences aboutissent à des scènes réalistes. Claustrophobes, passez votre chemin.

 

Sortie américaine : 21 juin 2019
Durée : 1h57
Réalisateur : Thomas Vinterberg
Avec : Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth
Distributeur américain : Saban Films


Article publié dans le numéro de juin 2019 de France-Amérique

  • Sounds like a great film and I remember event well and Russian reaction.
    Where will it be shown in NYC?

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