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La Cour suprême accorde des tests ADN à un condamné à mort

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison lundi au condamné à mort américain Hank Skinner, qui réclamait de pouvoir solliciter de la justice la réalisation de tests ADN pour prouver son innocence.

Dans une décision à six voix contre trois, la plus haute juridiction des Etats-Unis a estimé que le condamné à mort, marié à une Française, pouvait saisir un tribunal fédéral pour réclamer ces tests. Hank Skinner a été condamné à mort pour le triple meurtre le soir du Nouvel An 1993 de sa compagne, battue à mort, et des deux fils de celles-ci, poignardés.

Agé de 47 ans dont 15 passés dans le couloir de la mort, il a échappé in extremis à son exécution il y a un an, grâce à un sursis prononcé par la Cour suprême trois-quart d’heure avant. La décision de la Cour suprême ne signifie pas qu’il bénéficiera forcément de tests ADN mais elle lui donne la possibilité de contester devant une juridiction fédérale la décision du Texas de ne pas l’autoriser à pratiquer ces tests. S’il les obtient finalement, ceux-ci devront encore prouver son innocence pour qu’il sauve sa tête.

L’accusation avait démontré lors du procès en 1995 la présence de l’accusé sur les lieux du drame, c’est-à-dire chez lui, un fait qu’il n’a jamais contesté. Ses vêtements étaient tâchés du sang de deux des trois victimes. Mais il assure que seul un tiers a pu agir puisqu’il était évanoui au moment des crimes. La présence d’un cocktail d’anxiolytiques, d’anti-douleurs et d’alcool dans son organisme avait été confirmée par une prise de sang.

Hank Skinner, marié à la militante française anti peine de mort Sandrine Ageorge-Skinner, a reçu le soutien officiel de la France dans son long combat pour prouver son innocence.

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