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L’autorité et la hiérarchie dans l’entreprise

En tant que Français, nous partageons une culture assez particulière quant à l’autorité et son exercice. Nous avons tendance à penser que les règles sont faites pour être détournées. Aux Etats-Unis, c’est l’inverse, la règle est respectée, parfois même à outrance.

Les Américains sont, ou du moins semblent, conviviaux. Sur le lieu de travail, il est fréquent qu’entre collègues, avec ses supérieurs ou même dans une relation client-fournisseur (du moins dans un second temps), on s’appelle par son prénom en évitant les sir ou miss. De plus, l’américain est une langue qui ne comprend pas le vouvoiement. En dépit de cette bonhomie apparente, votre marge d’erreur est souvent très faible.

Les rapports à la hiérarchie sont très différents aux États-Unis. Pour un Français cette souplesse apparente peut être un signe de laxisme, il n’en n’est rien. La hiérarchie a une réelle signification et utilité, les employés ont également de réelles attentes envers leur hiérarchie. D’une certaine manière, le manager doit justifier de sa position autant vis-à-vis de son équipe que de sa propre hiérarchie afin de gagner et de conserver sa légitimité. Peut-être de manière plus marquée qu’en France. Et c’est bien là la spécificité des organisations américaines. Ce n’est pas pour autant que l’autorité est ouvertement critiquée aux États-Unis. D’une part, les critiques mettent à risque ceux qui les prononcent dans un pays dont la précarité de l’emploi est grande. D’autre part, les réunions en tête à tête (one to one) avec son manager seront plus appropriées pour ce type de suggestion afin de limiter les éventuelles conséquences d’une telle approche.

Extrait de Bien communiquer avec vos interlocuteurs américainsAfnor éditions, 2013.

 

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