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Le visa entrepreneur

Le rêve américain attire plus d’un entrepreneur étranger aux Etats-Unis. Que ce soit pour lancer un nouveau concept ou pour développer une société  déjà existante en Europe, la première étape reste l’obtention d’un visa.

Le visa investor entrepreneur (E1/commerce ou E2/service) permet d’implanter une entreprise étrangère sur le territoire américain. L’idée semble simple mais la demande de visa reste l’une des plus complexes. L’entreprise doit répondre à plusieurs critères. Prenons l’exemple d’une société française. Tout d’abord, ses capitaux doivent être principalement français. Ensuite, la personne qui introduit la demande de visa doit être de nationalité  française. En termes de visas, elle ne pourra sponsoriser que des nationaux. Enfin, une fois sur place, l’entreprise se doit d’engager plus d’Américains que de Français. De plus, il faut prévoir un montant minimum de 70.000 dollars pour se lancer. Ce montant dépend du type d’entreprise et peut atteindre des sommes bien plus élevées.

L’aide d’un avocat est fortement recommandée dans le cas du visa entrepreneur. Un professionnel aidera à venir à bout de la constitution du dossier. Une fois le visa en poche, il est renouvelable tous les cinq ans de manière indéfinie. Plus souple que la green card, le visa entrepreneur se différencie aussi par le fait qu’il est lié à la société et non à la personne. Le détenteur doit donc obligatoirement travailler pour la société en question mais il ne sera pas défavorisé dans le processus d’obtention d’un nouveau visa en cas d’échec.

Pour éviter les déboires, Frédéric V. Blanchard, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises en termes de fiscalité et comptabilité chez KVB Partners, donne trois conseils simples. Premièrement, une bonne étude de marché donnera un aperçu du succès potentiel du produit aux Etats-Unis. Un produit ou un service très demandé en Europe n’est pas forcément adapté au marché américain. Deuxièmement,  il faut savoir s’entourer d’une bonne équipe de professionnels. Leur expérience mettra l’entrepreneur à l’abri des erreurs les plus classiques. Troisièmement, la culture d’entreprise doit être respectée. Lancer une société sur un autre marché est un projet de groupe. « C’est ensemble qu’on réussit, dit M. Blanchard. Il ne faut pas perdre de vue cette culture qui a fait le succès de la société en Europe. » Enfin, l’argent reste un facteur important. « Le ticket d’entrée coûte cher aux Etats-Unis », déclare-t-il. Toutefois, il ne constitue pas la clé de la réussite. « L’argent permet de s’offrir une meilleure équipe mais ne donne pas forcément plus de chances de succès », conclut-t-il.

Pour plus de renseignements

http://www.kvbpartners.com/mainfr.asp

 

 

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