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Nicolas Sarkozy prononce l’éloge funèbre de son « ami » Philippe Séguin

Nicolas Sarkozy a rendu lundi après-midi aux Invalides à son « ami » le président de la Cour des comptes Philippe Séguin, décédé jeudi à l’âge de 66 ans, « l’hommage solennel de la Nation qu’il a « servie avec tant de noblesse et de dévouement ».

« Tu vas nous manquer (…) mais le petit enfant meurtri de Tunis continuera longtemps encore à parler à chacun de nous de son père héroïque, de sa mère institutrice, de son devoir d’orgueil, de la France, de la République, et de ce que nous leur devons », a déclaré M. Sarkozy.

« Je n’aurais jamais imaginé que tu mourrais à 66 ans et que j’aurais à prononcer ton éloge funèbre », a-t-il dit au début de son allocution, « nous nous étions habitués à ta voix, à tes grands éclats de rire, à tes colères, à ton regard, à ton sourire ».

Pendant de longues minutes, le chef de l’Etat, ému, a évoqué la carrière de Philippe Séguin, de sa naissance à Tunis et la mort de son père alors qu’il n’était âgé que de un an, jusqu’à sa carrière politique, de la mairie d’Epinal au « perchoir » de l’Assemblée nationale.

« Tu as aimé la France avec passion. Si tu l’as tant aimée, c’est parce qu’elle était à tes yeux le seul bien de ceux qui n’ont rien. Tu la voulais grande, ouverte, généreuse, exemplaire. Tout ce qui la diminuait ou la déshonorait t’était insupportable », a évoqué Nicolas Sarkozy.

« Si tu as été aussi attaché à la République, si tu l’as défendue avec autant de force, c’est parce que rien n’était plus important pour toi que de donner à ceux qui n’ont rien la chance de devenir quelqu’un », a-t-il ajouté.

« L’Etat, la Nation, la République, tu en fis le coeur de ton engagement. Ces mots, tu ne les as pas seulement réhabilités. Tu les as incarnés. Tu leur as donné ton visage, ton sourire, ta voix », a continué le président.

« Laisse-moi te dire Philippe une dernière fois, devant ton cercueil recouvert, comme jadis celui de ton père, du drapeau tricolore, ces mots que tu aimais tant, ces mots qui avaient pour toi un sens si profond que tu n’arrivais pas à les prononcer sans être ému. Oui mon cher Philippe, vive la France, vive la République », a conclu M. Sarkozy.

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