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Nouvel espoir pour Hank Skinner: sa femme réjouie d’une « victoire partielle »

L’épouse française du condamné à mort américain Hank Skinner, Sandrine Ageorges-Skinner, s’est réjouie mardi de la « victoire partielle » constituée à ses yeux par la décision de la Cour Suprême américaine d’examiner le dossier du détenu qui clame son innocence et réclame des tests ADN.

« C’est une victoire partielle, un vrai répit, c’est potentiellement une victoire à venir », a déclaré Sandrine Ageorges-Skinner sur France Inter. Elle a fait part de l’émotion ressentie à l’annonce, lundi, de la décision de la plus haute juridiction des Etats-Unis de se pencher à l’automne sur le dossier Skinner.

« Je me suis, pour la première fois depuis toutes ces années, effondrée en larmes. Je n’arrivais pas à y croire. Encore ce matin, je me suis pincée et je suis retournée lire la décision américaine », a-t-elle raconté.

Militante anti peine de mort, Sandrine Ageorges a épousé Hank Skinner avec lequel elle a commencé à correspondre en 1996. Agé de 47 ans, dont 15 passés dans le couloir de la mort, Hank Skinner a toujours clamé son innocence dans le triple meurtre le soir du Nouvel An 1993 de sa compagne, battue à mort, et des deux fils de celles-ci, poignardés.

Selon Mme Ageorges-Skinner, si la Cour Suprême venait à autoriser des tests ADN dans cette affaire, elle « poserait une jurisprudence très importante » qui « affecterait un très grand nombre de condamnés à mort et de prisonniers aux Etats-Unis ».

Un jury ayant déclaré M. Skinner coupable en 1995, l’Etat du Texas (sud), qui détient tous les records en matière d’exécutions aux Etats-Unis, refuse de le laisser, même à ses frais, faire pratiquer des tests génétiques qui, selon lui, prouveraient qu’il n’est pas l’auteur des coups.

La Cour Suprême examinera l’affaire à l’automne. Mme Ageorges-Skinner table sur une décision entre février et juin 2011.

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