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A Paris, les urinoirs de la discorde

« Dans la ville des Lumières, de l’amour et du romantisme, il est désormais possible de balayer du regard le panorama fleuri de la Seine et de la cathédrale Notre-Dame… en se vidant la vessie en toute légalité. » Non pas sur un arbre ou au coin d’une rue, précise le Washington Post, mais dans l’un des nouveaux « uritrottoirs » (mot portemanteau pour « urinoir » et « trottoir »), qui font bondir les Parisiens.

Installés dans des bacs à fleurs, ces W.C. d’extérieur sont garantis sans reflux et transforment l’urine en compost. Mais cette « invention de génie » pour résoudre le problème des odeurs urbaines, précise le quotidien américain, ne protègent pas des regards. Aux grand dam des résidents.

A lire via le Washington Post

  • Not very private. But the « trees » were not either… and discrimination! Nothing for the ladies! Ah!
    Pas tres beau !! et peint en rouge ???

  • Rien pour les femmes. Cela veut dire que c’est « officiellement » ok de ne pas se laver les mains pour les hommes après avoir pissé ! Beurk.

  • I have often played golf with men (and women) who head off to the trees when there is no restroom nearby, and then return a few minutes later and continue playing. At the end of the round, everyone shakes hands… I somehow doubt that they are all using hand sanitizer. However, at least they are out of view in the woods. On another note, I thought that they had installed some fancy self-cleaning port-a-johns in Paris some years ago, and then removed them because they were TOO private (?).

  • Paris est-elle toujours la ville du romantisme ? Vu la façon pour le moins cavalière dont sont parfois reçus les touristes (français ou étrangers), je conseillerais plutôt à ceux-ci de visiter Bordeaux, La Rochelle ou Lyon.

  • C’est le préfet Rambuteau qui au XIXe siècle a installé les premières « pissotières » par souci d’hygiène et d’urbanisme. A l’époque les grandes villes urbaines, Londres, New York, Paris et autres mégalopoles n’étaient pas exactement propres et les pissotières représentaient un progrès notable. Les uritrottoirs s’inscrivent dans la même perspective, la notion d’hygiène variant suivant les époques et les cultures (est-il vraiment plus hygiénique de tousser dans la manche de son pull ?). Question genre : jusqu’à présent les cancers et autres problèmes de la prostate sont limités au sexe masculin. Sous cette double perspective, les uritrottoirs bien placés ont leur sens.

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