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Les ouvriers des filatures du New Hampshire ont inventé un dialecte français

De son enfance passée à Suncook, une petite ville industrielle du New Hampshire entre Manchester et Concord, Bernard « Bernie » Duhaime se souvient d’une chose : « la ville entière parlait français ! » A la fin du XIXe siècle, ses grands-parents—dont les ancêtres viennent de Lille et de Normandie—quittent le Québec et s’installent dans le New Hampshire, attirés par les filatures qui se multiplient alors du Maine jusqu’au Massachussetts.

Près de 900 000 Franco-Canadiens ont immigré en Nouvelle Angleterre entre 1840 et 1930. Au début du XXe siècle, les Québécois d’origine française constituent le groupe d’immigrants le plus important du New Hampshire. Au français qu’ils parlent en arrivant, teinté de vieux français et d’expressions agricoles québécoises, s’adjoignent des mots et expressions en anglais, empruntés à l’univers des filatures, qui donne naissance à un dialecte français propre aux villes industrielles de l’Etat.

Ce dialecte français est aujourd’hui en voie de disparition, écrit Slate. « Autrefois, les écoles catholiques du New Hampshire enseignaient en anglais pendant la moitié de la journée, puis en français pendant l’autre moitié. Mais aujourd’hui, seule une fraction des Franco-Américains du New Hampshire parle français. »

A lire via Slate.

Retrouvez un article sur « La résistance des dialectes français aux Etats-Unis » dans le numéro de mars de France-Amérique.

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