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Ces comédies françaises qui inspirent Hollywood

Le remake d’Intouchables, le 11 janvier en salles américaines, n’est pas un cas isolé. Les Etats-Unis ont toujours pioché dans le catalogue des comédies françaises. Le succès n’est pas toujours au rendez-vous mais il arrive que la formule fonctionne. Voici quatre exemples de transpositions réussies.


Trois hommes un couffin (1985) / Three Men and a Baby (1987)

S’il est un remake célèbre, c’est bien celui de Trois hommes et un couffin de Coline Serreau. Trois célibataires endurcis — les acteurs Roland Giraud, Michel Boujenah et André Dussolier — s’improvisent pères quand une jeune femme dépose un nourrisson devant leur porte. Dans l’adaptation américaine, le trio de comédiens est interprété par Ted Danson, Tom Selleck et Steve Guttenberg, sous la direction de Léonard Nimoy. Il s’agit du plus gros succès au box-office américain en 1987 devant Liaison Fatale.


La Totale (1991) / True Lies (1994)

Autre remake réussi, celui du film de Claude Zidi, La Totale, transposé en True Lies avec James Cameron derrière la caméra. L’histoire d’un agent secret qui va reconquérir sa femme ignorant tout des activités de son époux. Arnold Schwarzenegger, Bill Paxton et Jamie Lee Curtis remplacent les français Thierry Lhermitte, Michel Boujenah et Miou-Miou. La version américaine, davantage portée sur l’action que l’originale, est tout aussi drôle.


Un éléphant ça trompe énormément (1976) / The Woman in Red (1984)

C »est l’histoire de quatre copains restés de grands enfants à l’approche de la quarantaine. Jean Rochefort, Guy Bedos, Claude Brasseur (césarisé pour sa prestation) et Victor Lanoux sont les héros de cette comédie culte d’Yves Robert. L’adaptation de Gene Wilder (qui interprète le rôle principal) est de bonne facture. Ce remake doit en partie sa notoriété à sa bande originale composée par Stevie Wonder, notamment le tube I Just Called To Say I Love You (Oscar de la meilleure chanson originale).


Boudu sauvé des eaux (1932) / Down and Out in Beverly Hills (1986)

Grand classique français, Boudu sauvé des eaux réalisé par Jean Renoir en 1932 avec Michel Simon dans le rôle titre. Adaptée d’une pièce de théâtre, la comédie de Renoir relatait les aventures de Boudu, un clochard parisien qui, après avoir été sauvé par un libraire alors qu’il était en train de se noyer dans la Seine, va semer l’anarchie dans la famille du brave homme. Cinquante ans plus tard, la version américaine dirigée par Paul Mazursky voit Nick Nolte dans le rôle du clochard sauvé de la noyade non plus dans la Seine mais dans une piscine de Los Angeles !

  • Ces comédies françaises qui inspirent Hollywood…. ! Maigre consolation à tout ce vient des USA et qui inspire notre intelligentsia française (et notre petite ou grande bourgeoisie), à commencer par l’usage tous azimuts de l’anglais, y compris entre Français eux-mêmes. En plus, la honte que manifestent certains Français à l’égard de leur propre langue quand ils sont en face d’anglophones (Américains ou non, d’ailleurs) rend cette fierté française d’inspirer parfois les Américains (en cinéma ou en quoi que ce soit d’autre) un peu pathétique sinon pitoyable. Exemple récent de cette mascarade affligeante : les tonnes de cocorico que déversent les média français sur la présence de quelques start-ups présentées comme françaises, à Las Vegas, actuellement. Comme si ces start-ups dites « françaises » en nouvelles technologies avaient quelque chose de typiquement français, même quand elles travaillent, produisent, pensent et s’expriment en anglais (en américain, devrais-je dire) !

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