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« Ces manifestations dépassent le mouvement Black Lives Matter »

Depuis le décès de George Floyd, un homme noir tué lors d’un contrôle de police à Minneapolis (Minnesota) le 25 mai 2020, une vague de protestations a déferlé dans de nombreuses villes américaines et au-delà. À Paris, où elle a rassemblé des milliers de personnes le 6 juin dernier, la mort de George Floyd ranime le débat sur les violences policières en France. Selon le chercheur Simon Grivet, historien des Etats-Unis à l’université de Lille, ces manifestations sont à replacer dans leur dimension historique et militante.


France-Amérique : Comment analysez-vous les manifestations suite à la mort de George Floyd ?

Simon Grivet : C’est une surprise, un étonnement. Quand ça a commencé, je pensais que ça se rapprocherait d’un certain « déjà vu », une mobilisation sur le modèle Black Lives Matter des années précédentes : des manifestations essentiellement composées d’Africains-Américains, parfois violentes, sur quelques jours. J’ai été étonné de l’ampleur des manifestations et surtout de leur diversité. On découvre que ce n’est pas seulement ce mouvement Black Lives Matter, c’est plus profond, plus puissant. Les manifestants sont jeunes mais pas seulement, ce sont des Blancs, des Noirs, des Hispaniques, dans les grandes villes mais aussi dans beaucoup de petites et moyennes villes comme Boise dans l’Idaho, et même au Texas. Et ça dure.

Pourquoi ces manifestations se produisent-elles maintenant ?

Il y a d’abord le choc des images. Pas de contestation possible ici : la mort de George Floyd est une bavure atroce aux yeux de tous, filmée sous plusieurs angles. La puissance de ces images vient s’ajouter à une longue série de violences filmées depuis la mort de Michael Brown, un jeune Noir non armé abattu par la police à Ferguson (Missouri) à l’été 2014. Tous les deux ou trois jours aux États-Unis, on découvre une nouvelle bavure, ce qui renforce la mobilisation. Dans ce pays, 1 000 à 2 000 personnes sont tuées chaque année par la police. C’est une société extrêmement violente qui fait 30 000 morts par an par armes à feu. Nous sommes aussi en année électorale. Trois ans et demi de trumpisme ont provoqué un réveil politique profond à gauche et au centre. Il existe une énergie contestatrice et réformatrice très forte. Cette mobilisation intervient alors que nous connaissons un paroxysme des crises : une pandémie, une crise économique et sociale. Je ne pense pas que ces manifestations vont retomber.

La mobilisation a trouvé un écho inédit outre-Atlantique, notamment à Paris avec une marche pour Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans décédé en 2016 après une interpellation…

Jusqu’à cette année, le mouvement Black Lives Matter était assez localisé. L’internationalisation des manifestations contre les violences policières est une nouveauté importante, pas vue depuis les années 1960-1970. C’est l’expression à la fois d’une solidarité, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, où l’on s’aperçoit que des affaires similaires existent. Ces affaires étaient souvent balayées dans les États européens comme des problèmes essentiellement « américains ». Ils sont aujourd’hui face à leurs contradictions. Vingt mille personnes se sont rassemblées début juin suite à l’affaire Adama Traoré devant le Tribunal de Paris pour que ça change. Dans une tribune publiée par Le Monde, l’historien Pap Ndiaye évoque une « possible émergence d’une nouvelle coalition entre Noirs et Blancs libéraux ». […]


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et lisez cet entretien dans son intégralité dans le numéro de juillet 2020 de notre magazine !

  • Les affaires George Floyd et Adama Traoré n’ont pas grand chose à voir dans le déroulement des faits et les violences policières en Europe n’ont de toute façon rien de comparable avec celles des USA. Ce genre de désinformation est donc déplorable. D’autant que cette affaire américaine est notoirement instrumentalisée par des groupuscules fascistes ouvertement racistes et antisémites,comme en France les « indigènes de la République  » et toute la mouvance indigéniste.
    Cet article révèle plus de la désinformation et de la propagande que du journalisme.

  • Le racisme et l’antisémitisme sous le masque de l’antiracisme, le fascisme et l’extrême droite sous le masque de l’antifascisme, le tout servi par la désinformation des uns et l’ignorance des autres.

  • Pap Ndiaye n’est pas un historien : c’est un activiste identitaire et raciste. Et c’est notoire. Il n’y a pas une ligne de vrai dans cet article. A débunker !

  • Et comme il fallait s’y attendre j’apprends que la manifestation pro Traoré qui vient de se dérouler à Paris a été émaillée de slogans antisémites. Le contraire m’aurait étonné. L’extrême droite la plus radicale, le racisme et l’antisémitisme sous le masque de l’antiracisme. Comme d’habitude mais de pire en pire. Fascism, racism and anti-semitism under the mask of antiracism. As always.

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