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Greenzer, le clic bio

Jeremy Arditi, David Nedzela, et Nicolas Ollier, trois jeunes entrepreneurs français basés à New York et à Paris, ont lancé en avril 2008 Greenzer.com, un site Internet d’e-commerce qui ne propose que des articles respectueux de l’environnement. France-Amérique, qui leur avait consacré un portrait en septembre, les a retrouvés six mois plus tard.

Il voulait faire des « affaires qui ont un sens ». En avril dernier, Jeremy Arditi, un Franco-Américain de 26 ans établi à New York, a créé Greenzer.com avec David Nedzela et Niolas Ollier, deux associés français basés à Paris. Ce site Internet de e-commerce ne propose que des articles respectueux de l’environnement. « Nous avons développé une technologie qui permet de sélectionnner dans les inventaires de marchands en ligne des produits répondant à des critères écologiques bien spécifiques », explique Jeremy Arditi. « Un exemple : sur les 300 000 produits de buy.com, il y en a 1 500 ou 2 000 qui remplissent nos critères. »

David Nedzela, Nicolas Ollier et Jeremy Arditi se basent notamment sur les labels établis par des associations de défense de l’environnement et ont engagé une équipe rédactionnelle chargée de faire ses propres recherches. Greenzer travaille aussi avec une vingtaine de sociétés certifiées bio et propose actuellement aux États-Unis 29 000 produits (contre 12 000 en septembre) qui vont de la machine à laver à  l’ordinateur en passant par les couches pour bébés bio. En France, l’offre est passée de 5 000 à 25 000 articles ces six derniers mois. Greenzer ne vend rien directement mais redirige les internautes sur les sites Internet de ses 110 partenaires américains et 80 français. « C’est l’une de nos deux sources de recettes, l’autre étant la vente de bannières publicitaires Greenzer.com », glisse Jeremy Arditi.

Né aux États-Unis de parents français, le cofondateur de Greenzer raconte avoir été sensibilisé à la question de la défense de l’environnement lors de ses études de relations internationales à l’université de Georgetown à Washington. « Pour moi, l’écologie est garante de la sécurité politique, poursuit le Franco-Américain. Il y a aussi de véritables opportunités dans le domaine des énergies renouvelables. »

Avant de lancer Greenzer, Jeremy Arditi gérait un portfolio d’investissements dans les biotechnologies au sein de la banque Morgan Stanley. À Paris, David Nedzela, 28 ans, travaillait chez Microsoft tandis que Nicolas Ollier était employé chez Computer Associates. À l’origine, Jeremy Arditi et le tandem David Nedzela-Nicolas Ollier avaient développé deux projets distincts. Ils ont décidé d’unir leurs forces après avoir été mis en relation par des connaissances communes et ont fondé leur société en juillet 2007.

Le site greenzer.com a été lancé le 22 avril aux États-Unis et fin juin en France. David Nedzela insistait déjà en septembre sur la dimension « éducative » du site. « Nous partons du principe que les gens ne sont pas prêts à bouleverser leurs habitudes de consommation », affirme-t-il. « Mais si tout le monde change un peu, nous pouvons faire une grande différence pour protéger l’environnement. » En ce début 2009, la volonté de renforcer la dimension éducative du site reste une priorité pour Jérémy Arditi : « Nous allons encore augmenter le contenu éducatif pour “évangéliser” le marché et faire comprendre aux gens qu’acheter vert, c’est non seulement mieux pour l’environnement ou la santé, mais aussi souvent pour le portefeuille. » En France, leur blog qui poste 4 à 5 articles par jour serait déjà, aux dires de Jeremy Arditi, l’un des plus consultés sur la thématique. L’objectif est donc d’arriver au même résultat avec le blog américain.

La société emploie quatre personnes aux États-Unis et quatre en France. Elle a développé des guides de shopping pour « acheter vert » en ligne. « Nous nous étions rendu compte que beaucoup d’informations sur la protection de l’environnement circulaient sur le Net mais que très peu de sites proposaient de l’e-commerce dans ce domaine », ajoute David Nedzela. « Nous avons mélangé les deux approches. »

Les trois associés souhaitent étendre les services de Greenzer pour développer une offre de « voyages verts » et compléter encore la dimension communautaire de leur site Internet, en étendant par exemple la possibilité de poster des commentaires à l’ensemble du site Internet. Fort de ses 100 000 visiteurs uniques aux États-Unis et de ses 150 000 en France, Jérémy Arditi se veut confiant : « Bien sûr la crise est là et déstabilise. Mais nous sommes une start-up, nous partions de zéro et la perte éventuelle de parts de marché ne nous provoque pas de sueurs froides ! Nous voyons d’ailleurs le trafic sur notre site Internet augmenter tous les mois. »

www.greenzer.com

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