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Hollande en lobbyiste à New York, un an avant la conférence de Paris sur le climat

François Hollande sera mardi à New York pour une intense opération de lobbying dans la perspective de la conférence internationale que la France accueillera fin 2015 à Paris (COP21), avec l’ambition d’arracher un accord “universel et contraignant” sur le réchauffement climatique.

Le lendemain, et comme chaque année depuis son élection, le chef de l’Etat tracera devant l’Assemblée générale des Nations unies les priorités de la politique étrangère de la France, à commencer par l’Irak, où les forces aériennes françaises ont conduit vendredi leurs premières frappes contre les jihadistes de l’organisation Etat islamique (EI). Le chef de l’Etat, qui arrivera lundi soir à New York, entamera son programme officiel mardi par un sommet réuni à l’initiative du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, afin de relancer la mobilisation internationale sur le changement climatique.

Omniprésent ce jour-là, François Hollande coprésidera dans la matinée l’une des trois séances plénières de ce sommet, aux côtés de son homologue péruvien Ollanta Humala, hôte de l’édition 2014 de la conférence annuelle sur le climat. Puis il prononcera le discours de clôture d’un déjeuner offert à cette occasion par le secrétaire général de l’ONU à 350 personnalités, grands patrons, chefs d’Etat et de gouvernement et autres responsables d’ONG, pour débattre du “prix du carbone”.

Lors de ce déjeuner, l'”équipe de France”, selon l’expression de l’Elysée, comptera, outre la maire de Paris, Anne Hidalgo, plusieurs PDG parmi lesquels Gérard Mestrallet (GDF Suez), Henri Proglio (EDF) et Antoine Frérot (Veolia). Cette journée s’achèvera par un “dîner restreint” sur le thème de “la route vers Paris” et sa conférence de 2015, avec des délégations de Bolivie, du Chili, d’Indonésie, d’Italie, du Nigeria, du Mexique, de Norvège, du Pérou, de Corée du Sud, d’Afrique du Sud, de Tanzanie et d’Égypte.

‘Mobilisation générale’

Six ans après l’échec de Copenhague, où les négociateurs n’avaient pu s’entendre sur des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre, laFrance compte bien parvenir fin 2015 à un accord “universel, ambitieux et légalement contraignant” à l’issue de la conférence qu’elle réunira à Paris-Le Bourget. L’objectif reste invariable : contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

A New York, François Hollande sera accompagné de plusieurs membres du gouvernement, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Ségolène Royal (Ecologie), Annick Girardin (Développement) et Thierry Mandon (Réforme de l’Etat) ainsi que de Nicolas Hulot, son “envoyé spécial pour la protection de la planète”. “Arrêtons les grands discours et décrétons la mobilisation générale”, a exhorté ce dernier à quelques jours du sommet.

Le président pourrait ainsi faire des annonces sur la contribution de la France au Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux effets du réchauffement, mais dont les caisses restent désespérément vides. Plusieurs ONG, telle Oxfam, ont appelé la France à contribuer à hauteur d’un milliard d’euros à ce fonds de l’ONU.

Mercredi à la mi-journée, François Hollande prendra la parole devant la 69e Assemblée générale de l’organisation, l’occasion de revenir sur les crises internationales du moment, l’Irak, la Syrie ou la Libye, mais aussi de plaider une nouvelle fois en faveur de l’initiative française d’un “encadrement” du droit de veto au Conseil de sécurité. Ses cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) s’interdiraient d’y recourir en cas de “crimes de masse”.

Dans l’après-midi, François Hollande participera précisément à un sommet du Conseil de sécurité présidé par Barack Obama sur la lutte contre les filières de “combattants terroristes étrangers”, qui viennent grossir les rangs des milices islamistes au Moyen-Orient. Il tiendra également, en marge de ces rendez-vous officiels, une série de rencontres bilatérales avec des dirigeants étrangers, non encore précisées dimanche. La plus attendue le verrait retrouver, comme l’an dernier, le président iranien Hassan Rohani au siège de l’ONU.

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