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Jean-Louis Etienne construit son Nautilus à San Diego

L’explorateur français s’est installé à San Diego il y a deux ans afin de préparer sa prochaine expédition, qui le mènera dans l’océan austral. Une expatriation pas si dépaysante pour le natif des Midi-Pyrénées.

“Je construis un vaisseau”. Jean-Louis Etienne n’est jamais très loin des personnages de Jules Verne. Comme le capitaine Némo et son Nautilus naviguant vers l’Antarctique, l’explorateur français espère dériver à bord du Polar Pod dans l’océan Austral, dans des zones encore jamais étudiées. “Cet océan est tellement mouvementé qu’il est impossible de se rendre à certains endroits avec un simple bateau”. Une fois au cœur de l’océan, Jean-Louis Etienne multipliera les mesures afin d’analyser l’impact de l’activité humaine, mais aussi mesurer les échanges entre l’atmosphère et l’océan.

Et pour construire son vaisseau, une station dérivante de 100 mètres de long et de 720 tonnes capable de résister aux pires tempêtes, Jean-Louis Etienne a décidé de s’installer à San Diego. C’est dans le port de cette ville qu’en 1962, un navire similaire fut construit par la Navy. Depuis un an et demi, le natif du Tarn rencontre les scientifiques et ingénieurs américains qui ont travaillé sur ce projet. Il espère démarrer la construction du Polar Pod fin 2012 et débuter son expédition en 2014.

Grâce à Marc Magaud, l’attaché pour la science et la technologie de l’ambassade de Washington, Jean-Louis Etienne a pu présenter son projet à de nombreuses structures de recherches aux Etats-Unis. Parmi elles, la Nasa a déjà manifesté son intérêt afin d’étudier le plancton. Mais avant de pouvoir partir avec son équipage franco-américain, l’explorateur français doit d’abord trouver des fonds, environ 10 millions d’euros, pour construire le Polar Pod.

En attendant, il profite du climat du sud de la Californie : “un mélange du Pays Basque quand il fait beau et de la Méditerranée quand le vent très chaud et sec vient de l’est, du désert.” Mais il n’oublie pas pour autant sa terre natale, le Tarn, “comme Ulysse après ses longs voyages, je retrouve toujours mes racines avec autant de plaisir”.

 

 

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