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Jean Maurice Ripert, le nouvel Ambassadeur français aux Nations Unies

Le nouveau Représentant permanent de la France au Conseil de sécurité à l’ONU est arrivé jeudi  au siège de l’organisation situé le long de l’East River à New York. Succédant à Jean-Marc de la Sablière, il a aujourd’hui remis ses lettres de créances officiellement, en présence du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon.


 


Ancien conseiller diplomatique de Lionel Jospin et proche de l’actuel ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, l’Ambassadeur Jean Maurice Ripert a quitté son bureau à Genève pour un des sièges les plus convoités du corps diplomatique français. L’homme qui aura réussi à faire l’unanimité entre la gauche et la droite s’est dit « très ému » en arrivant dans les locaux de l’Organisation internationale où son père, Jean Ripert, avait occupé la fonction de Directeur Général du Développement et de la Coopération Economique Internationale pendant 10 ans.


 


Ce diplomé de l’Institut d’Etudes Politiques et ancien élève de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) a décidé de vouer sa carrière aux relations et difficultés internationales, en prenant notamment part aux actions humanitaires auprès de Bernard Kouchner. Ce passionné qui croit au role fondamental de l’ONU dans l’amélioration des relations internationales mais aussi à sa portée concernant les sujets d’interet mondial (eau, environnement, santé,..) rappelle l’évolution incroyable de l’organisme inter-étatique depuis la Sociéte des Nations en 1945.  Ce diplomate, remarquable par sa modestie et son énergie est bien décidé à faire changer les choses qui ne vont pas, ou plus. Les mesures ou les réformes qui s’envisagent demandent du temps, précise-t-il, parce que les solutions doivent être discutées de manière collective et cohérente avec les intérêts de l’État français.


 


Il partage en cela le point de vue du président de la République Nicolas Sarkozy dans sa volonté de réformer l’ONU. Il insiste notamment sur la nécessité de prendre en considération l’opinion des puissances emergeantes comme l’Inde, le Bresil ou l’Afrique du Sud ou de donner un capacité plus importante à la Chine, pourtant membre permanent au Conseil de Sécurité. « Il faut mieux les associer aux crises, aux mécanismes et écouter leurs revendications. Le système des cinq membres permanents au Conseil de sécurité devra probablement être adapté tôt ou tard, compte tenu des pressions en ce sens», déclare-t-il à ce sujet. Il veut également défendre les valeurs qui lui tiennent à coeur et pour lequel il oeuvre depuis toutes ces années. Il espère consolider le système international et la promotion des Droits de l’Homme, améliorer l’accès aux soins pour tous les peuples et lutter contre des fléaux comme le sida, la tuberculose, le paludisme, développer la protection sociale des travailleurs et bien d’autres causes encore qui nécessite la mobilisation des grands hommes.



Clémentine Hazeran


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