Subscribe
the-forgotten-montclair-university-NJ

Johnny Hallyday, Américain d’adoption

Enfant du rock et de la culture américaine, Johnny Hallyday a grandi avec Elvis et Chuck Berry. A l’occasion de sa tournée aux Etats-Unis, la star du rock français est revenu sur ce pays d’adoption qu’il aime tant.

“Le père est américain et la maman française”. Line Renaud n’a pas vraiment menti lorsqu’en avril 1960, elle présente Johnny Hallyday pour sa première apparition à la télévision. Son père, belge, Johnny ne l’a jamais vraiment connu. Lee Halliday, un danseur américain marié à une cousine du chanteur, était son “père de cœur”. Grâce à lui, le jeune Jean-Philippe découvre la culture américaine et le rock’n roll et devient peu à peu Johnny, surnom trouvé par Lee. “Ma culture, ça a toujours été celle des Etats-Unis, celle qui est à Nashville, à Memphis”.

Johnny Hallyday n’a pas encore dix ans lorsqu’il s’entraîne à danser le twist sur  la musique de Bill Haley et d’Eddie Cochran. “Les parents de Lee vivaient à Tulsa et nous envoyaient les tous premiers vinyles de rock américains. Ce style n’existait même pas encore en France”. Et dès l’âge de 14 ans, Johnny monte sur scène pour chanter les standards américains sur les bases des G.I. en Europe. “Ce sont des souvenirs extraordinaires. Je me rappelle encore que l’un d’entre eux m’avait ramené un jean Levi’s”.

 

A l’orée d’une carrière américaine

Sa nouvelle tournée américaine, le chanteur l’a commencé à Los Angeles. “C’est dans cette ville que je répète avec mes musiciens. C’est toujours là-bas que j’ai travaillé mes spectacles. Et c’est encore plus simple maintenant que j’y vis”. Et si le chanteur n’a fait que peu de scène aux Etats-Unis, il ne s’agit pas de sa première tournée américaine. Printemps 62, Johnny Hallyday se rend à Nashville pour enregistrer son album Sings America’s Rockin’ Hits. Puis il en profite pour donner des concerts à Baltimore, Washington ou encore Chicago sur des campus universitaires. A l’évocation de cette époque, Johnny Hallyday cherche dans ses souvenirs. “Honnêtement, je ne m’en souviens pas vraiment. J’ai par contre encore le souvenir du concert que j’avais donné pour l’inauguration du paquebot France à New York, devant Jackie Kennedy”.

Durant cette période, Johnny Hallyday touche de près le rêve d’une carrière aux Etats-Unis. Shelby Singleton, producteur américain ayant assisté à ses enregistrements, affirme à l’époque que la star française aurait pu devenir une vedette outre-Atlantique si la tournée avait été prolongée. “Évidemment j’aurai bien aimé faire carrière là-bas. Mais je ne regrette pas non plus. Et puis, en France, j’ai été le pionner du rock, celui qui a apporté cette culture. C’est une fierté d’avoir ouvert les portes à plein d’autres groupes” confie Johnny Hallyday.

A Nashville, il enregistre nombre de ses concerts. “Ah quelle ville !” se souvient-il dans un sourire. “La ville a bien changé. Quand j’y allais dans les années 60, c’était tout petit, il n’y avait aucun building. J’ai failli acheter un ranch là-bas”. Musicalement, Johnny Hallyday trouve aux Etats-Unis des musiciens hors-pair qui joue le rythm’n’blues comme personne en France. A New York, en 1963, il part à la recherche de guitaristes maniant aussi bien le blues, la country et le rock. Johnny Hallyday fait la tournée des bars à Greenwich Village et fait la rencontre au Trudi Hiller Club de Joey Gréco et Raph Dipettro, avec qui il formera le groupe Joey and The Showmen. De leur collaboration naîtront deux albums et de très nombreuses reprises de standards américains jusqu’à ce que Johnny Hallyday soit rattrapé par le service militaire.

Le Blues du rockeur

Une fois l’armée terminée, l’idole des jeunes surprend ses fans en 1966 avec des chansons aux sonorités très différentes de ses précédentes. Johnny se tourne vers le blues. Un style qu’il a découvert peu à peu au fil de ses voyages dans le Tennessee et de ses rencontres. Un virage musical qui peut s’expliquer par une vie privée qui connaît des hauts et des bas. Depuis son mariage avec Sylvie Vartan, la presse ne le lâche plus et n’en finit plus d’annoncer la séparation du couple vedette. Le chanteur tentera de mettre fin à ses jours en septembre 66.

Parti enregistré son album blues à Londres, Johnny Hallyday fait la connaissance d’un guitariste fantasque : James Marshall Hendrix dit Jimi Hendrix. Hey Joe n’est pas encore sorti mais Johnny Hallyday est impressionné par ce jeune guitariste de 24 ans et lui propose de faire sa première partie pour quatre concerts en France. Quelques mois plus tard les riffs délirants de Jimi Hendrix éclatent aux yeux du monde. Les deux hommes restent amis et le guitariste américain accepte d’accompagner Johnny Hallyday dans la version française de Hey Joe.

Après cet album où le chanteur reprend pour la dernière fois une chanson des Beatles, la carrière de Johnny Hallyday va quitter les sentiers du rock de Nashville. “Le rock a changé aujourd’hui. Il a évolué musicalement. Moi aussi. Mais il n’est pas mort. Bruce Springsteen est toujours là. Les Black Keys mélangent encore rock et blues et le font bien. Mais si je devais sauver un de mes vinyles, je reviendrai toujours vers Elvis. Blue Moon of Kentucky, c’est intemporel.”

Prochaines dates :

– 6 mai 2014 : Beacon Theatre / New York
– 8 mai 2014 : Lincoln Theatre / Washington D.C.
– 10 mai 2014 : Berklee Performance Center / Boston, Massachusetts
– 11 mai 2014 : Filmore Miami Beach / Miami, Florida
-13 mai 2014 : House of Blues / New Orleans, Louisiana
– 14 mai 2014:  House of Blues Houston / Houston, Texas
– 15 mai 2014: House of Blues Dallas / Dallas, Texas

Gagnez deux places pour le concert de Johnny Hallyday au Beacon Theater à New York ! Pour cela, répondez à la question suivante en commentaire : dans quelle ville des Etats-Unis Johnny Hallyday a-t-il élu résidence ? Cinq gagnants seront tirés au sort et recevront deux places. Les résultats seront communiqués vendredi 2 mai à 16h. Bravo à Gary Marshall, Laurent Duport, Nghi Loi, Françoise Rolland et Natacha Louden qui ont été tirés au sort. Vous allez recevoir un email avec la démarche à suivre pour récupérer les billets.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related