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Juliette Binoche, la danse à bras le corps

Égérie de Lancôme et star de cinéma cotée à Hollywood, Juliette Binoche n’a de cesse de surgir là où on ne l’attend pas. Elle se lance à 44 ans dans un nouveau défi, la danse, avec In-I. Ce spectacle co-écrit avec le chorégraphe Akram Khan, chef de file de la danse contemporaine britannique, ouvre la 27e édition du festival Next Wave aujourd’hui au BAM de Brooklyn. Extrait de l’entretien avec Juliette Binoche, disponible dans le magazine de septembre de France-Amérique.

Sa filmographie reflète sa personnalité. Loin de dessiner une parfaite logique, la carrière de Juliette Binoche témoigne de choix engagés qui, de la force de son interprétation dans Le Hussard sur le toit révèlent sa capacité à interpréter des rôles variés. Guidée par une quête d’absolu, l’actrice n’hésite pas à explorer de nouvelles contrées artistiques.

France-Amérique : Vous avez tourné avec les plus grands réalisateurs, reçu un Oscar pour votre rôle dans Le Patient Anglais et assis votre réputation à l’international. Qu’est ce qui vous pousse à repartir de zéro pour vous lancer dans un spectacle de danse ?

L’idée est partie d’une rencontre et d’une envie. Celle de la découverte de l’autre. Il s’agit de mener une recherche à travers les mots et le corps. Cela répond à ma soif d’explorer, de tendre vers un ailleurs. Je souhaitais aborder quelque chose de nouveau, me remettre en question.

F.-A. : Se lancer dans une telle aventure à 44 ans, sans aucune expérience de la danse, n’était-ce pas un peu insensé ?

C’était un projet risqué, dans le sens où l’on ne sait jamais comment va riposter le corps. Mais il faut savoir s’éloigner des sentiers battus, se mettre en danger pour découvrir d’autres choses et accepter la douleur. C’est l’idée que je me fais du dépassement. Il faut être un peu en marge de soi-même, dans la rupture. J’aime emprunter des chemins de traverses, des obliques. C’est la seule façon de se renouveler. Quant à l’âge… on n’a pas la conscience de l’âge quand on est dans l’énergie !

F.-A. : L’entraînement a dû être est très exigeant, tant physiquement que sur le plan émotif ?

Bien sûr. Il a d’abord fallu accepter la difficulté physique. J’ai effleuré mes limites. Mais j’ai découvert qu’il y avait une différence entre les muscles et l’énergie. Le corps est un peu comme une boîte de vitesse. Avec un entraînement régulier, on apprend à passer la première, la deuxième, puis la troisième, crescendo… Et puis je suis une grande travailleuse. Comme je ne suis pas une danseuse professionnelle, j’ai dû m’acharner et mettre toute mon âme dans l’entraînement pour épargner mon corps.

Lire la suite de l’entretien dans l’édition de septembre du magazine France-Amérique.

Informations pratiques

Next Wave Festival 2009 au BAM, du 15 au 26 septembre

In-I, avec Juliette Binoche et Akram Khan
Musique de
Philip Sheppard dans le cadre 2009. Les 15, 17 au19, 22 au 26 septembre à 19 h 30
Le 16 septembre à 19 heures, le 20 septembre à 15 heures
www.bam.org

 

 

 

 

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