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Kouchner défend l’humanitaire sur TV5

Bernard Kouchner, ministre des Affaires Étrangères, a été interviewé par le journaliste Jean-Pierre Elkabbach sur TV5. Visiblement sur la défensive, le ministre a répondu à des questions assez agressives sur l’affaire de l’Arche de Zoé, « l’arche de ZoZo »  comme il l’a renommée en faisant un lapsus.

Il a mis un point d’honneur à défendre l’importance des interventions humanitaires à ne pas confondre avec « l’humanitaire dévoyé » de cette organisation dont les responsables sont soupçonnés d’enlèvement d’enfants aux Tchad,  et à réaffirmer l’importance du droit d’ingérence dont il est le premier instigateur. Quelques heures avant l’intervention de Bernard Kouchner, on apprenait que Nicolas Sarkozy, sapant quelque peu l’autorité du ministre, s’était personnellement rendu au Tchad et avait réussi à faire libérer les trois journalistes mêlés à cette affaire. De la même façon le conseiller diplomatique du président, Jean-David Lévitte s’est rendu en Syrie, la diplomatie de la France se décidant autant à l’Elysée qu’au quai d’Orsay. Saluant au passage dans son intervention télévisée le rôle des diplomates du Quai justement, Bernard Kouchner semble encore chercher ses marques dans une équipe gouvernementale où le président occupe  toute la place. « C’est son tempérament » a dit le ministre parlant de Nicolas Sarkozy. Le ministre a aussi été interrogé sur les autres grands points de l’actualité : sur la Birmanie où il n’a pas été reçu mais où il a réaffirmé l’implication de la France ;   sur la Chine où le président Sarkozy devrait se rendre dans quelques semaines ;  sur la Turquie où il a dit comprendre la sensibilité turque à l’endroit de la question kurde et soutenir la position ferme des autorités vis à vis du Parti ouvrier du Kurdistan (PKK) ; sur l’Iran, qu’il a qualifié au passage de « démocratie religieuse », il a réaffirmé la position française tout en mettant un sérieux bémol sur l’interprétation belliqueuse qui avait été faite il y a quelques semaines de ses propos. Sur les États-Unis où le président doit se rendre les 6 et 7 novembre prochains, Bernard Kouchner a parlé d’un « statut de confiance » entre les deux pays. Le dialogue est renoué a réaffirmé le ministre parlant d’une nouvelle ère des relations franco-américaines.

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