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La droite joue la carte du rassemblement à New York

Une centaine de personnes étaient présentes mardi soir à New York pour lancer la campagne de Gérard Epelbaum, candidat UMP-UFE aux élections consulaires de mai prochain. Une soirée pour effacer les divisions passées du parti en Amérique du Nord et motiver l’électorat à se déplacer aux urnes.

Mardi soir, la droite française s’était donnée rendez-vous au Novotel de New York. Manuel Valls, la faible participation attendue aux élections consulaires, ou encore la situation économique en France alimentaient les sujets de discussions entre militants UMP et simples sympathisants. Tous étaient venus pour soutenir le lancement de la campagne de Gérard Epelbaum, candidat UMP-UFE pour la circonscription de New York, qui regroupe les Etats du New Jersey, du Connecticut, de New York, et les Bermudes.

Aux côtés de Gérard Epelbaum, la plupart de ses 11 colistiers étaient présents. Parmi eux, des Français issus du milieu associatif et notamment du Comité des associations françaises de New York, dont Gérard Epelbaum est le président. Mais également des militants UMP tels que Nicolas Puygrenier, directeur de campagne de Frédéric Lefebvre lors de la campagne législative partielle et Anne Rivière, déléguée adjointe UMP sur la Côte Est.

Quelques semaines auparavant, la droite avait encore deux listes à New York : une menée par des militants UMP encartés et une menée par Gérard Epelbaum. “On a appris qu’il y avait une autre liste en face en cours de route”, affirme Nicolas Puygrenier. “Naturellement, au début, on a évolué un peu chacun de notre côté mais la logique, c’était de n’avoir qu’une seule liste”, confirme Anne Rivière. “Cette liste UFE-UMP est l’alliance naturelle entre l’associatif et le politique”, poursuit-elle.

Pour ne pas répéter l’erreur de l’élection législative de 2012 en Amérique du Nord, au cours de laquelle de très nombreux candidats de droite s’étaient présentés face à Frédéric Lefebvre et qui avait abouti à la défaite de l’UMP, la droite a tout mis en œuvre pour se rassembler dès le premier tour. Quitte à retirer certaines personnes qui étaient sur la liste inaugurale des militants UMP et qui ne figurent plus sur la nouvelle liste d’union à droite. Pour Nicolas Puygrenier de l’UMP, il était important de “couper court à l’existence de deux listes. Il fallait que l’un d’entre nous fasse un pas. Fatalement, certaines personnes ne pouvaient pas se présenter, car il fallait trouver un compromis”, justifie-t-il. “Nous n’avions pas d’agenda politique personnel et la candidature de Gérard Epelbaum nous paraissait pertinente”, affirme Anne Rivière.

Gérard Epelbaum affirme que le rapprochement de sa liste avec celle montée préalablement par les militants UMP s’est fait dans un souci d’efficacité. “Les électeurs auront à faire un choix entre les indépendants et les grands groupes. Dans un souci de clarté pour nos compatriotes, faire partie d’un grand groupe, c’est être efficace et avoir une voix”, affirme Gérard Epelbaum. “L’heure de la division est passée. Nous sommes une liste d’union”.

Une forte participation nécessaire pour avoir une influence

Frédéric Lefebvre, député des Français de l’étranger – accusé par certains à droite de la cacophonie sur la composition des listes à New York, à Chicago ou encore Montréal (où pas moins de trois listes affirmant avoir le soutien de l’UMP se présentent !) -, avait fait le déplacement. Pour soutenir Gérard Epelbaum, mais surtout pour faire état dans son discours de son bilan après un an au poste de député. Celui qui a été mis en charge par l’UMP de s’occuper des élections consulaires en Amérique du Nord a néanmoins refusé de s’adresser à France-Amérique pour évoquer le scrutin à venir et la candidature de Gérard Epelbaum, affirmant avoir “déjà tout dit dans son discours”.

Plus prolixe, Gérard Epelbaum a maintes fois appelé la centaine de personnes présentes au Novotel à se rendre aux urnes et à faire voter leurs amis par internet et à l’urne. “Si on n’a pas  un taux de participation élevé, il n’y a pas de représentation. La communauté française de New York doit voter pour que nous, conseillers consulaires, nous puissions agir. Si on double le pourcentage de participation de la dernière élection AFE (Ndlr : 11,89% dans la circonscription Côte Est en 2009), je pense que ce sera une énorme victoire. Et avec les très nombreux Français qui ont répondu présents ce soir, j’ai bon espoir que l’on y arrive”.

Liste officielle des candidats à l’élection consulaire pour la circonscription de New York

Richard Ortoli, élu AFE sortant, et sa liste Français d’Amérique Ensemble lanceront leur campagne ce vendredi à New York. Quant à la gauche, il se réunira le mercredi 30 avril pour présenter la liste d’Annie Michel, Français de Gauche, progressistes et solidaires.

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