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La France active contre le réchauffement climatique mais moins sur la biodiversité

La France est plutôt bonne élève dans la lutte contre le réchauffement climatique mais franchement à la traîne dans le domaine de la préservation de la biodiversité, indique vendredi l’édition 2010 du rapport sur l’environnement.

“C’est positif pour ce qui est de la lutte contre le changement climatique et notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), puisqu’on dépasse très largement les objectifs de Kyoto”, se réjouit Chantal Jouanno, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Les émissions de GES ont globalement diminué de 6,4% entre 1990 et 2008 alors que la France s’était engagée à les stabiliser sur la période 2008-2012.

En revanche, “dans les points négatifs, il y a encore et toujours la poursuite de la dégradation de la biodiversité, avec comme indicateur l’accélération de la disparition des oiseaux communs qui est très liée à l’artificialisation croissante des sols”, ajoute Mme Jouanno.

Les données de ce rapport, réalisé tous les quatre ans par le Commissariat général au développement durable, datent de 2007. Donc “avant le Grenelle” de l’Environnement, insiste Mme Jouanno. La loi Grenelle 2 a été récemment votée par l’Assemblée nationale, malgré l’opposition de la gauche et des écologistes, Selon la secrétaire d’Etat, les mesures prises pour limiter les émissions de GES dans le secteur du transport, grâce au bonus-malus, et la mise en place de l’éco-prêt à taux zéro dans le bâtiment, vont “permettre d’améliorer ces chiffres”. Mais il ne faut pas attendre d’impact “avant 4 ans”, avance-t-elle.

Concernant la biodiversité, les mesures, comme la trame verte et bleue, devraient prendre encore plus de temps, selon Mme Jouanno.

“Le temps de réaction sur la biodiversité est assez lent, on est dépendant du temps de reproduction des espèces. Pour avoir des résultats tangibles, on est sur quelque chose entre 5 et 10 ans”, dit-elle.

D’après la secrétaire d’Etat, ce rapport 2010 met également en exergue “les problèmes de fond de notre modèle de développement” : “l’urbanisation qui n’est pas maîtrisée, la totale dépendance à l’égard des énergies fossiles et le fait qu’on ne donne pas de valeur à la biodiversité, au patrimoine environnemental”.

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