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La Première Dame de France continue de faire parler d’elle

Publié le jeudi 23 août 2007


Actualisé le vendredi 24 août 2007


 


Grande, fière, mystérieuse, Cécilia Sarkozy prend part à la vie publique sous un profil anticonformiste. Alors que les médias français saluent le bilan des 100 premiers jours de son époux en tant que chef de l’État, la polémique continue autour de la première dame de France concernant son image officielle.


 


Ce vendredi, le porte-parole du gouvernement a appuyé la décision, prise hier par l’Elysée, de rejeter la demande de l’opposition concernant l’audition de Cécilia Sarkozy devant la commission d’enquête parlementaire. L’épouse du président avait en effet été appelée à s’exprimer sur les négociations autour de la libération des infirmières bulgares. 


 


Nicolas Sarkozy, à travers la voix de son porte-parole, s’est dit  en revanche “très soucieux de communiquer toutes les informations qu’il a en sa possession » en soutenant toutefois que, dans la mesure où « il paraît inconstitutionnel qu’il puisse répondre à la commission d’enquête parlementaire » en raison du principe de séparation des pouvoirs, « par extension, Mme Sarkozy, puisqu’elle était son envoyée personnelle, tombe sous la même règle ». Le parti socialiste, désireux de faire toute la lumière sur les contreparties qui auraient été consenties à Tripoli, le 24 juillet dernier, contre la libération des six condamnés à mort en 2004, a toujours vu d’un oeil sévère le rôle joué par Cécilia Sarkozy dans cette question diplomatique européenne. Le représentant de l’Élysée a par ailleurs déclaré à la presse que, dans la mesure où le statut de première dame de France n’était pas « une fonction », Madame Sarkozy « s’exprimera quand elle le souhaite. C’est sa liberté et elle n’a de compte à rendre à personne ».


 


« Elle n’a de compte à rendre à personne » pourrait être le leitmotiv de Cécilia Sarkozy, qui par son côté vedette et sa participation sur le devant de la scène politique transfigure l’image classique de l’épouse du président.


 


Si depuis le départ, le Chef de l’État a montré sa volonté manifeste de satisfaire tous les français et d’établir des relations amicales avec les autres nations, la première dame de France alimente les controverses. En s’abstenant de voter lors du deuxième tour des élections présidentielles, elle donnait aussitôt le ton. Le 11 août dernier, son abstence au déjeuner informel entre Nicolas Sarkozy et George W. Bush sous pretexte d’une angine, failli provoquer l’incident diplomatique lorsque dès le lendemain, les médias la photographiaient en pleine séance de shopping. Moins de deux semaines après, son silence concernant sa participation en Lybie risque, encore une fois, de nuire à son image publique. A moins que cette fois-ci, l’argument de son fort tempérament ne serve de leurre à la manoeuvre obscure de son mari concernant le dossier lybien, dont le porte-parole a répondu, pour nuancer le refus face à la commission parlementaire, « qu’il réfléchit à une manière, pour sa part, de communiquer à la commission ces informations ».        

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