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L’appel des sirènes

Les New-Yorkaises auront le privilège de découvrir en exclusivité la nouvelle ligne de maillots de bain de la créatrice française Amanda de Montal qui a lancé sa marque, Colors do Brasil en 2005. Installée dans le Westchester, elle  fait cette saison son retour avec une collection dessinée pour mettre toutes les formes en valeur et en couleurs.

C’est un choc culturel (et stylistique) qui est à l’origine de Colors do Brasil, la marque créée par Amanda de Montal. Cette jeune femme au regard bleu azur a, en plus de l’allure, le sens de la formule… « La première fois que j’ai mis le pied sur une plage au Brésil, j’ai eu l’impression que je portais une couche, s’exclame-t-elle en riant. Là-bas, la plage est un endroit de socialisation. Les femmes portent des sacs, des bijoux, et des maillots faits pour se mettre en valeur, non pour se cacher ».

À l’époque la Française, fraîchement diplômée de Sciences Politiques Paris, où elle s’était spécialisée en finance et stratégie, faisait un break de six mois au soleil. « Cela a été en quelque sorte mon éphiphanie… Je me suis dit qu’il y avait un concept à creuser. Associer la culture française de qualité avec la fantaisie, les couleurs brésiliennes… » Un concept qu’un petit coup de pouce du destin allait lui permettre de développer quelques années plus tard, lorsque Cyril, son mari, rencontré chez L’Oréal où ils travaillaient tous les deux, est muté… au Brésil.

Difficile de ne pas voir dans cette expatriation un signe. Sans avoir jamais étudié le design, Amanda, enceinte de Loukas, était determinée cette fois à se lancer. Mais pas avant d’avoir fait ses classes, sur place, dans les ateliers de petites marques. Elle souligne d’ailleurs que la sienne, Colors do Brasil, est pour ainsi dire née dans les favelas où elle se rendait pour voir coudre broderies et paillettes, alors très à la mode.

En 2005, l’existence de Colors do Brasil était officielle. « J’ai tâté le terrain en organisant deux ventes privées à Paris », explique la jeune femme. Avec un nouveau petit coup de pouce, du calendrier cette fois : « 2005 c’était l’année du Brésil en France. Et avec mes contacts et ma connaissance des marques brésiliennes, j’ai donc proposé d’organiser des évènements autour de ce thème au Printemps et aux Galeries Lafayettes, et j’ai fait entrer comme cela Colors do Brasil par la petite porte… ». Elle poursuit : « Nous avons enregistré les meilleures ventes ». De retour à Paris, la créatrice a trouvé ses fidèles, et la ligne une visibilité.

Surfant sur la vague du succès, Amanda est tout naturellement passée  à l’étape suivante en ouvrant une enseigne à Saint-Germain-des-Près, alors qu’elle attendait son deuxième fils, Oskar. « Là, j’ai appris qu’on s’inventait pas retailer… C’est un vrai métier ! »

La parenthèse parisienne n’a pourtant pas duré car Amanda de Montal a suivi son mari aux États-Unis. Sa marque étant bien établie, on lui fait, à l’époque, une proposition a priori intéressante : « Un grand groupe industriel dont les maillots sont distribués à Walmart et Target a proposé de racheter Colors do Brasil… mais il voulait aussi devenir propriétaire de mon nom et finalement après avoir travaillé quelques mois sur les collections, je n’ai pas signé le contrat ».

Pour Amanda de Montal, c’était le moment de faire une pause. De plus, la famille s’est encore agrandie avec Alec qui a vu le jour en 2008. « Mais les clientes continuaient à me contacter pour savoir ce que devenait Colors do Brasil… ».

Répondant à l’appel des sirènes, elle a donc décidé de s’y remettre mais, cette fois, à son rythme. Pas de de boutique, pas de grande distribution… Elle a maintenant un showroom à son domicile, une maison à Scarsdale dont la piscine couverte met tout de suite dans l’ambiance. Elle donne aussi rendez-vous à ses clientes lors d’évènements, comme le défilé qu’elle organise au Fiaf, à Manhattan, le 5 mai.

« Cette année, j’ai créé une collection arc-en-ciel. Et comme je n’aime pas l’idée que tout le monde se retrouve sur la plage avec le même maillot, je fais très peu de modèles, mais avec dix formes différentes… pouvant convenir à ma clientèle qui va de 16 à 55 ans ».

La créatrice définit sa collection comme sobre, graphique avec une attention particulière aux détails, que l’on retrouve notamment dans les embellishments, en cristal de Swarovski par exemple, son best-seller depuis ses débuts… « C’est ce genre de détails justement qui change le style… Une chaîne peut donner une touche plus sexy par exemple, explique-t-elle. Le “James Bond” avec l’anneau me fait immanquablement penser à Ursula Andress sortant de l’eau dans Docteur No… ».

Quatre des styles de la nouvelle collection, dont les tissus sont choisis pour leur effet galbant, sont en microfibre – « C’est comme de la soie contre la peau ». Une collection en série limitée avec mille pièces. Et à des prix aussi très raisonnables entre $80 et $120 dollars. « Cela fait partie de ma stratégie. En France les femmes changent de maillot de bain une fois tous les quatre ans, se désole-t-elle… Je préfère qu’on choisisse deux voire trois de mes modèles, en gardant un esprit fun pour aller à la plage. » À la brésilienne.

Pour assister au défilé du 5 mai au Fiaf ou d’autres évenements : Amanda@colorsdobrasil.com

Showroom par rendez-vous seulement : contact sur www.colorsdobrasil.com

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