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L’art floral enivrant de L’Atelier Rouge

L’Atelier Rouge, dédié à la décoration florale, nous a ouvert ses portes. Entrez dans un univers haut en couleur, où la chaleur des uns et le bonheur des autres s’unissent pour ne faire qu’un. Mariage ou fête d’entreprise… Faites-vous une fleur…

Les yeux de Caroline Bailly brillent de bonheur. Ses principaux collaborateurs semblent épanouis, eux aussi. Nicolas est artiste floral. Holly est une organisatrice de mariage. Pas d’effervescence, ce jour, à l’Atelier Rouge, mais chacun a quelque chose à faire. Quelques objets, par ci, par là. Des branches, des cadres en bois, des luminaires, des fleurs bien sûr et surtout un espace vide. Le mot « atelier » prend ici tout son sens. Un local dans lequel un ou des artisan(s) travaille(nt). « Cet espace sert d’atelier, de bureau où nous recevons nos clients. Cet espace, c’est le chaos ou le vide total. Il peut y avoir des fleurs partout, des tables… toute la production se fait ici », explique Caroline Bailly avec passion. Le bonheur qui transparaît de cet endroit est particulièrement enivrant. « Nous travaillons avec des fleurs. Ça rend heureux. Ça sent bon », précise-t-elle alors. Et sa philosophie de vie fonctionne dans le même sens : « La réussite est un luxe, mais il faut surtout en profiter et non pas tirer la langue. »

Caroline Bailly vient de l’est de la France et a grandi à la campagne avec une mère qui lui a transmis des premières notions de botanique. Elle a suivi l’enseignement de l’Ecole hôtelière de Lausanne, en Suisse, avant de venir s’installer à New York il y a dix ans. Ce n’est qu’après la naissance de sa fille qu’elle a décidé de quitter l’hôtellerie, pour ne plus travailler tard le soir. Elle a ensuite travaillé pendant quatre ans pour l’atelier floral L’Olivier, à New York, et s’est mise à son compte le 1er mars 2010. L’Atelier Rouge compte déjà une trentaine d’évènements, une équipe permanente de trois personnes, une quinzaine de freelancers, une autre équipe de livraison, et des habillages de lieux prestigieux tels que The Plaza Hotel, The Pierre Hotel, The St Regis Hotel, The Four Seasons Restaurant, ou la Third Church of Christ 583 Park Avenue at 63rd Street.

À New York où la compétition est rude, l’Atelier Rouge se distingue par un nouveau design très particulier, des créations originales, un style unique très smart à la française et beaucoup de bonne humeur. « C’est le phénomène du nouveau qui marche. J’ai senti que c’était le bon moment, et je suis certaine que tout va continuer de bien aller. Il faut toujours être positif », lance Caroline Bailly. Et malgré la crise économique, l’équipe fait face : « On devient encore plus créatif avec moins de fleurs. »

Pour se faire un ordre d’idées, les tarifs peuvent varier de $10 000 à $150 000  pour la décoration intégrale d’un mariage. Les tarifs les plus élevés peuvent inclure les nappages, les décorations de chaises, les bougies, le travail avec les compagnies d’éclairage, la location de meubles, les détails, la création de suspensions, de chandeliers, des cristaux Swarovski, des confections de sacs cadeaux pour les invités d’un mariage, la Rolls-Royce… et toujours les fleurs ! Un centre de table fleuri peut représenter entre $200 et $1500. Un mariage se prépare de 6 mois à un an à l’avance.

« C’est un voyage avec les gens », explique la fondatrice de l’Atelier Rouge. « Récemment, nous avons travaillé 30 h sur une journée. Nous étions un peu délirants à deux heures du matin ». Elle propose même de visualiser, dans une salle interactive, avec projection vidéo du lieu choisi, et table montée comme prototype, ce que sera le gala de mariage. L’Atelier Rouge travaille aussi sur les dîners d’entreprise, les fêtes de fin d’année…L’Atelier Rouge s’est aussi engagé bénévolement le 12 mai dernier pour le Solving Kids’ Cancer au musée américain d’histoire naturelle qui a, ce soir-là, récolté $400 000. Et s’il reste des fleurs après un évènement, l’Atelier Rouge les offre gracieusement à l’organisme Flower Power qui les redistribue aux hôpitaux de la ville.

Tous les matins, l’équipe va au marché aux fleurs et découvre de nouvelles beautés de la nature. L’idée est de travailler avec les fleurs de saison. Une création, c’est au minimum 12 roses. Pas de maximum. Cinquante pivoines, cent roses, trois branches d’orchidée Phalaenopsis, vingt bois de Santal, une trentaine de Lisianthus… voila l’exemple d’une recette récente. Et, à vrai dire, rien n’est vraiment trop simple. La moindre rose peut être agrémentée d’une plume, trempée dans de la poudre d’argent. Des feuilles d’or, des formes géographiques… chacun peut y trouver son bonheur.

C’est le tableau éponyme de Henri Matisse qui a donné l’idée du nom de l’atelier. « Le rouge, c’est sexy, c’est la passion, l’amour… quoique pour certains la conception du rouge est un peu différente », s’amuse Caroline Bailly. « Je ne voulais pas de mon nom comme enseigne », ajoute-t-elle. « Nous sommes sommes une équipe. Il ne s’agit pas de moi. »

Infos pratiques

L’Atelier Rouge
270 Lafayette, Suite 604
New York, NY 10012
212.226.4636
caroline@latelierrouge.com
http://www.latelierrouge.com/

À noter que le site internet fonctionnera d’ici une semaine.

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