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Le duo Air


Si le duo de Daft Punk a connu un succès fulgurant et international avec sa techno-pour-tous, les deux membres de Air ont cartonné presque simultanément et de façon aussi phénoménale avec un registre plus pop mais toujours électronique. Le public américain les a découvert notamment grâce à la bande originale du film de Sofia Coppola Virgin Suicides, et a suivi depuis le parcours du duo français qui est en ce moment en tournée avec leur dernier album Pocket Symphony.


 


France-Amérique : Vous êtes dans le bus qui vous emmène à Phoenix, AZ, comment se passe le début de cette tournée américaine ?


Air : Chaudement ! On a déjà bien entamé notre programme, mais la tournée se passe vraiment bien. Les américains sont très pros dans tous ce qu’ils font, alors forcément ils sont très pros en tant que public. On a déjà fait trois tournées aux États-Unis avec nos trois albums précédents, donc le public commence à bien nous connaitre…


 


France-Amérique : Les groupes français ont plutôt du mal à conquérir les publics anglo-saxons, comment expliquez-vous ce succès ?


Air : Les fans de Air sont d’abord fans de musique underground internationale. Je crois qu’il y a une sorte de vibration humaine dans notre musique et les émotions que nous essayons de transmettre sont universelles. On a aussi fait le choix de chanter en anglais parce que pour nous c’est le langage des ordinateurs et la langue la plus parlée dans le monde, que beaucoup de gens peuvent comprendre.


 


France-Amérique : Vous avez composé la musique de l’album de Charlotte Gainsbourg, 5’55 dont on a partout beaucoup parlé. Est-ce que vous avait l’impression qu’elle vous a volé la vedette ?


Air : Non je ne pense pas, car c’est ce dont les gens ont parlé, c’est de « Charlotte qui sort son disque ». On s’est vraiment concentré pour faire de la musique à son image, quelque chose qui lui corresponde et non pas qui corresponde à Air. Ce sont deux choses bien séparées, donc elle ne peut pas nous voler la vedette !


 


France-Amérique : Avec quels autres artistes pourriez-vous éventuellement collaborer ?


Air : On a déjà collaboré avec Beck, qu’on a toujours adoré. Sinon des groupes comme les Beastie Boys, les Strokes ou encore Cat Power nous inspirent beaucoup. On verra en fonction des propositions. Mais on préfère éviter de collaborer avec des artistes qu’on idolâtre parce que ça met une sorte de pression supplémentaire, cela devient compliqué de créer de la musique sans se torturer. C’est quand même plus simple de composer à deux avec Nicolas Godin…


 


France-Amérique : Dans quelques jours vous serez sur la Côte Est. Y a-t-il des dates dans cette tournée plus importantes que d’autres ? Et quel est votre programme après les US ?


Air : Les deux dates les plus importantes pour nous ici ce sont d’abord la scène du festival de Coachella en Californie, parce qu’il y a beaucoup de grands groupes et surtout parce que c’est un festival organisé autour de l’amour pour la musique, autrement dit la sélection des artistes ne se fait pas en fonction des ventes… Et puis évidemment, le Madison Square Garden à New York. Pour nous c’est mythique et puis c’est surtout à New York !


Après ça, on va rentrer en Europe et on sera en tournée dans tous les grands festivals d’été. En septembre : retour à Paris et dans les studios pour composer. On a la chance de pouvoir créer, donc on va mettre à profit notre imagination !


 


Air sera à New York le 10 mai au Madison Square Garden.


Pour écouter des morceaux de leur dernier album, visitez www.pocket-symphony.com


 


 

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