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Le nouveau réseau social Poutsch reçoit le prix de l’entreprenariat franco-américain

Lundi 4 janvier au soir, le Club 600 et la Chambre de commerce franco-américaine (FACC) de New York ont récompensé l’entreprise Poutsch qui vient tout juste de se lancer aux Etats-Unis.

Ne dites plus “tweeter” ou “retweeter” pour parler du partage sur la plateforme Poutsch. Ses fondateurs comptent bien se démarquer du réseau social à l’oiseau bleu et imposer leurs propres verbes, à commencer par “poutscher”. De toute façon, le concept est différent et le micro blogging ne sert que de comparaison, par souci d’explication pédagogique. Poutsch, c’est certes un réseau social. Mais son but est de collecter des opinions, via des sondages. Chaque membre du réseau peut poser une question, fermée, à laquelle répondent ses contacts en un clic.

Lieu de référendum, générateur de statistiques, thermomètre… ce média communautaire se veut un outil à la fois pour les particuliers – “devrais-je me couper les cheveux ?” – et pour les entreprises – “seriez-vous d’accord pour travailler le dimanche ?”. Mais aussi pour les médias, les ONG, les politiques… sur des questions essentielles. L’idée étant de permettre aux utilisateurs de stocker et analyser les résultats de leurs enquêtes. La différence avec un sondage : l’immédiateté.

“Un endroit pour s’exprimer”

Quelques milliers d’utilisateurs se sont déjà essayés au jeu tandis que Poutsch en est encore à sa version bêta, lancée il y a tout juste deux mois à New York. La start-up est née de l’impulsion de trois Franco-Belges : Melchior Schöller, Félix Winckler et Etienne Adriaenssen. Ils ont étudié respectivement la finance à NYU, le droit à Fordham et les nanotechnologies à Cornell, avant de s’unir autour de ce projet. Félix Winckler explique que l’idée poursuit une ambition noble, une aspiration à la démocratie : “elle nous est venue durant les printemps arabes. J’ai vu des gens opprimés et j’ai songé qu’il fallait un endroit pour qu’ils puissent s’exprimer.” Ensuite, les Etats-Unis se sont imposés, pour leur marché immense dans le domaine.

Le trio a remporté le concours Camping, accélérateur de start-up qui leur a permis de développer leur entreprise pendant six mois à Paris avec des stagiaires, avant de traverser l’Atlantique. Poutsch est installé dans le quartier de Williamsburg, à Brooklyn, et peut désormais ajouter à son CV le prix de l’Entreprenariat franco-américain décerné pour la cinquième fois par le Club 600 et la FACC de New York. Un prix qui comprend un chèque de $10 000 et un an d’assistance stratégique, juridique, financière, etc.

En lice pour ce prix, trois autres start-up françaises aux Etats-Unis ont atteint la finale. AjaXplorer a conçu un serveur gratuit, pour les entreprises, qui protège les fichiers échangés au sein d’une compagnie. Louis Purple USA dessine des costumes pour homme sur mesure à prix abordables et Atelier Esperanto fabrique des meubles en métal, en alliant techniques anciennes et technologie moderne. Si chacune des entreprises a impressionné, c’est la jeune Victoire Scherer, 17 ans, qui a attendri le public en remportant le prix de l’ado-entrepreneur. Cette élève du Lycée Français a monté seule son entreprise de bijoux qu’elle conçoit et vend elle-même, Dear Undefined.

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