Subscribe
piaf-the-show-ad-anne-carrere-edith-carnegie-hall-new-york

Les aléas de la note de la France depuis deux ans

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi qu’elle confirmait la note évaluant la qualité de la dette française tout en maintenant une perspective négative, dernier aléa dans un feuilleton qui dure depuis janvier 2012 et la perte du “AAA”, la meilleure note possible.

Le 13 janvier 2012, l’agence Standard and Poor’s est la première à retirer à la France son “triple A”, passant la note à “AA+”. Elle invoque “l’aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro à laquelle la France est étroitement liée”. La crise des dettes souveraine était alors aiguë. Le 20 novembre 2012, l’agence Moody’s suit et dégrade (de AAA à Aa1) la note de la France en raison de “perspectives économiques de long terme affectées de manière négative par de multiples défis structurels”. Elle y va aussi de sa critique des prévisions de croissance “exagérément optimistes” du gouvernement.

Le 12 juillet 2013, l’agence Fitch retire à son tour son “triple A” à la France (dégradée en “AA+”), soulignant elle aussi un désaccord avec les prévisions économiques officielles, qu’il s’agisse de la croissance ou des déficits. Fitch a confirmé cette note le 13 juin 2014. Le 8 novembre 2013, l’agence Standard and Poor’s abaisse une nouvelle fois la note de la France, de AA+ à AA. Elle l’a confirmée pour la dernière fois en avril 2014.

Le 19 septembre 2014, Moody’s confirme sa note Aa1 mais maintient une perspective négative, signifiant qu’elle pourrait l’abaisser ultérieurement. Le journal français L’Opinion avait pourtant affirmé la veille qu’elle allait abaisser la note, suscitant l’ire du gouvernement français. Après Moody’s, les prochaines publications prévues cette année pour la note de la France sont celles de Standard and Poor’s le 10 octobre, puis de Fitch, le 12 décembre.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related