Subscribe

Les marques françaises progressent

TRAVAILLER sur sa marque paie. Google, dont la valeur de la marque a progressé de 44 %, mais aussi Zara, Axa, Apple, Starbucks et Hermès en sont la preuve. Ces enseignes ont réalisé quelques-unes des meilleures progressions dans le classement 2007 d’Interbrand (Omnicom), qui mesure la valeur des 100 premières marques mondiales en fonction de la somme des revenus qu’elles vont dégager dans le futur.


 


« Les entreprises qui gagnent sont celles qui combinent innovation et cohérence et qui accordent de l’importance à leur marque », analyse Jean-Baptiste Danet, CEO d’Interbrand Europe et président de la filiale française. Sur ces critères, les groupes français sont en train de mûrir. Alors que le luxe a longtemps été le seul ambassadeur de l’Hexagone, la France a aujourd’hui une présence plus diversifiée. L’assureur Axa fait son entrée à la 49e place, pour une valeur de marque estimée à 7,33 milliards de dollars. La valeur de L’Oréal a progressé de 10 %. Et Danone confirme ses positions aux côtés d’enseignes emblématiques comme Louis Vuitton, Chanel et Hermès. « Axa utilise le même nom partout dans le monde, ce qui inspire la sécurité. Danone se concentre sur la santé et le bien-être et se rapproche de Nestlé. Ces champions industriels ont désormais plus de capacités à passer au premier plan des marques », explique Jean-Baptiste Danet. D’autres pourraient suivre. « La France est un pays qui a une grande diversité de marques mondiales, dans les secteurs du luxe, de la distribution, de la banque-assurance et de la santé. »


 


Succès fragile de Google


 


Pour l’heure, la suprématie américaine reste entière. Coca-Cola, Microsoft, IBM et General Electric distancent de quelque 20 milliards de dollars le finlandais Nokia. « Cette situation s’explique davantage par le modèle économique des groupes que par la valeur des marques », souligne le patron d’Interbrand Europe. Coca-Cola est ainsi présent dans les coins les plus reculés du monde, Microsoft équipe 95 % des ordinateurs mondiaux, IBM s’est remarquablement repositionné sur l’accompagnement des entreprises et GE offre des services aux entreprises comme aux consommateurs directs. Mieux, ces mastodontes conditionnent la vie des autres marques.


 


Pour Jean-Baptiste Danet, les chances pour Google de rattraper Microsoft sont minces. « Google progresse très vite et redéfinit sa catégorie : il y a Google, et les autres. Mais la valeur auprès des consommateurs est plus élevée que sur le marché, elle ne correspond pas à une réalité économique. Cette marque peut être soumise à un changement radical des consommateurs, tout peut basculer. »


 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related