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Les pochoirs d’Alex Trema disséminés à travers New York

Jusqu’au 17 mai, le street artiste Alex Trema est en vacances dans la Grosse Pomme, où il a prévu de disséminer quelques pièces originales.

Amis New-Yorkais, ouvrez bien les yeux ! Vous aurez peut-être la chance de trouver l’une des 24 créations d’Alex Trema, dispersées à travers les cinq boroughs de la ville. Petit conseil : vous aurez plus de chances à Brooklyn… Collées au mur ou calées dans une pince à papier, des pochettes en calque estampillées “Take me : free piece of art inside” vont fleurir à des emplacements encore inconnus. A l’intérieur – au risque de vous gâcher la surprise – un papier ou un morceau de carton (22x32cm) avec, peint à la bombe, le duo Gainsbourg-Birkin à l’apogée du sexy.

“Je travaillais déjà avec ce pochoir à Paris, sur un mètre de haut, qui représentait Jay-Z. Je me suis dit que ce n’était pas la peine de mettre des Jay-Z à New York…”, s’amuse le Français, qui travaille par ailleurs aux opérations marketing d’un groupe international. “Et puis Serge Gainsbourg a chanté ‘New York USA’. Il l’a d’ailleurs fait avant même de voir New York. Pareil pour moi, qui ai conçu ce projet avant d’avoir le pied aux Etats-Unis.”

Il existe à ses yeux un appel de New York pour la peinture en spray, et particulièrement à Brooklyn. “Initialement je venais simplement en congé. Et finalement je me suis dit que je ne pouvais pas ne rien faire”, raconte le vacancier qui profitera de son séjour pour se rendre aussi à 5 Pointz, le temple des graffeurs dans le Queens. Après avoir un peu “écrit sur les murs” à l’adolescence, il s’est remis au street art il y a deux ans. Choisir les bons matériaux, la bonne peinture, apprendre à coller proprement et efficacement… L’artiste, qui esquisse des sourires à l’évocation de cette activité clandestine, a repris depuis zéro. Il aime à se dire un “artprenti”, soit un apprenti de l’art.

“Je choisis une image qui je travaille à l’ordinateur, avant de la découper, l’affiner à nouveau et la transformer en pochoir”, raconte-t-il en précisant : “j’aime les espaces qui ne sont pas dédiés exprès à l’art.” Avant de prendre l’avion, il a consacré 24 heures à la confection de 24 pièces uniques, pour symboliser les 24 heures de la journée dans la ville qui ne dort jamais. Les personnes qui trouveront ces créations mettront également la main sur une feuille d’instructions les invitant à écrire au Parisien pour lui raconter comment ils ont trouvé l’œuvre et lui envoyer une photo. “C’est un acte purement gratuit. En contre-partie, je veux aller à la rencontre des gens ici, aller vers leur travail. J’attends de ma semaine à New York un enrichissement personnel.”

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