Subscribe
gad-elmaleh-ad-us-tour-stand-up-comedy

Les Toulousains de Scarecrow jouent leur blues hip hop à New York

Le groupe Scarecrow est composé de quatre Toulousains âgés de 25 à 30 ans. Leur musique est un mélange de blues des années 20 et de hip hop des années 90. Ils étaient présents mercredi soir au Rockwood Music Hall à New York pour leur premier concert aux Etats-Unis. Ils joueront ce jeudi au Falcon Art Center à Malboro, NY. Entretien avec les quatre frenchies venus tester le public américain.

Comment l’aventure Scarecrow a-t-elle commencée ?

Scarecrow : On s’est rencontré par hasard sur les berges de la Garonne, il y a quatre ans, Slim Paul et moi (Antibiotik Daw). Je rappais déjà depuis quelques temps, lui était fan de Jimi Hendrix et s’est tourné vers le blues. Ça a fait une étincelle. Avec le reste du groupe (Jamo et The Pap’s) on s’est connu dans des concours de rap. Tout a commencé de manière informelle. Sans le voir venir, un beau jour nous avions plus de cent dates programmées. Depuis nous avons sorti un EP (2011) et un album (2013), Devil and crossroads. Nous sommes autoproduits depuis le début.

Pourquoi ce nom de scène, qui signifie épouvantail en français ?

S. : L’épouvantail c’est notre emblême. La manière dont il est représenté sur la pochette du disque, c’est avec tous nos instruments combinés. C’est une référence aux champs de coton où est né le blues. Cela symbolise aussi les graffitis à l’entrée des tours, qui ont un effet repoussoir sur les gens, inspirent de la crainte.

Quelles étaient vos motivations à jouer aux Etats-Unis ?

S. : On voulait se confronter au public américain. Cela faisait sens de venir jouer ici. On mélange deux musiques américaines : le blues et le hip hop, des musiques nées ici. Nous sommes les quatre frenchies qui s’y essayent. Si nous ne sommes pas assez bons pour les Américains, le public a largement sur quoi se rabattre !

Comment en êtes-vous arrivés à jouer du “blues hip hop”, et en quoi votre musique est-elle franco-américaine ?

S. : Le côté français c’est les textes rappés, le côté anglais c’est le blues. Cette “mixture”, personne ne l’avait essayé avant, cela n’existait pas. Peut-être dans quelques morceaux mais il n’y a jamais eu de concept complet autour de ça. Quand Antibiotik Daw (MC) et  Slim Paul (chant et guitare) se sont rencontrés, ils ont sentis que quelque chose se passait. Qu’il fallait exploiter cette musique hybride.

Vous semblez vouloir rester très libre dans vos choix artistiques. Qu’est-ce que cela implique ?

S. : Nous faisons tout nous-même ; les clips, les visuels. Il faut se débrouiller avec les rares subventions que l’on a. C’est le prix à payer pour être libre, pour ne pas avoir un gros label sur le dos qui te donne des directives. On compte sur nos amis et sur nous-mêmes, on se débrouille. C’est un métier de passion, nous sommes loin d’être un boysband. Nous, c’est la scène avant tout, la proximité avec le public. Devenir des célébrités ne nous intéresse pas.

Scarecrow jouera ce jeudi 7 août au Falcon art center à Malboro, NY à partir de 20 heures. 1348 Route 9 W, Malboro, NY. Site web : www.liveatfalcon.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related