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L’homme aux ciseaux rock’n’roll

Martial Vivot est l’un des coiffeurs les plus en vogue de New York. Installé depuis dix ans aux États-Unis, ce Français originaire d’un petit village de Haute-Saône a ouvert son propre établissement à deux pas du MoMa. France-Amérique l’a découvert en octobre dernier et France 2 lui a consacré le 21 janvier dernier un portrait « Success Story » dans l’émission Service Maximal, présentée par Julien Courbet. Retour sur une trajectoire décoiffante.

« Je suis un coiffeur pour homme, et je le resterai », clame Martial Vivot, l’air amusé dans son costard noir. En dix ans, ce Français de 39 ans, né à Besançon, a réussi à séduire une clientèle masculine new-yorkaise très exigeante. Grâce à son coup de ciseaux précis, rapide et stylé, son carnet de rendez-vous fait désormais des envieux dans la profession. Stars de la télévision, personnalités du monde politique et industriels fortunés font appel à son talent.
« J’ai choisi cette profession à 15 ans car je ne savais pas laquelle je voulais vraiment exercer », confie Martial Vivot. « J’ai eu le déclic à mon retour de l’armée ». Il décide alors de suivre une formation chez Toni & Guy à Londres. C’est la révélation : « Je me suis rendu compte qu’on pouvait jouer avec la texture du cheveu avant de se préoccuper de sa longueur », explique-t-il.
Une touche moderne sur une base classique, Martial Vivot trouve son style. À son retour en France, il gère un petit salon dans le Doubs, qui marche « comme une bombe ». Lorsque sa femme, Caroline, a l’opportunité de venir travailler aux États-Unis, il n’hésite pas à la suivre même s’il ne parle pas anglais. « Moi, je peux couper les cheveux n’importe où », claironne-t-il.
Son arrivée outre-Atlantique n’est pas une sinécure. Malgré ses 15 ans d’expérience dans le métier, il doit à nouveau faire ses preuves. Engagé au très prestigieux Hôtel Pierre à New York, il ne tarde pourtant pas à se faire remarquer : « Mes coiffures ont commencé à plaire, le bouche-à-oreille a bien fonctionné », se souvient-il. « Je me suis fait une clientèle rapidement. » Il prend alors soin de la chevelure « d’une élite sociale complètement extraordinaire », parmi laquelle se trouve « des têtes couronnées, des membres de gouvernement ». Martial Vivot devient rapidement un coiffeur réputé. Sa notoriété est telle que certains clients vont jusqu’ à lui payer un billet d’avion pour profiter de son coup de ciseaux : « Je vais parfois coiffer des gens à San Francisco, Los Angeles ou Miami », explique-t-il.
La clé de son succès ? Son pays d’origine, pardi. « L’image de “Frenchie” sert énormément », atteste Martial Vivot. « Nous véhiculons l’image d’un savoir-vivre que les gens respectent. » Sa touche avant-gardiste est aussi un atout. Il est sacré meilleur coiffeur de la Grande Pomme par le Daily News en 2005 puis par New York Magazine l’année dernière. L’œil aiguisé, Martial Vivot aime analyser la manière dont les clients s’habillent pour comprendre leur personnalité et leurs attentes. Quitte à poser certaines questions « à la limite de l’indiscrétion ».
Le coiffeur ouvre ce mois-ci son premier salon derrière le MoMa, au cœur de Manhattan. Le Français fourmille d’idées pour aménager cet espace qu’il « loue à Paul McCartney ». « À New York, les hommes font davantage attention à leur apparence, qui est primordiale dans cette ville », analyse-t-il. Certains n’hésiteront donc pas à débourser jusqu’à 250 dollars pour une coupe à la française.


Retrouvez la vidéo de l’émission de Julien Courbet

www.martialvivot.com

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